Affichage des articles dont le libellé est livre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est livre. Afficher tous les articles

samedi 22 août 2015

Célébrez la lecture avec nous ! (Bis repetita)

22 août. On y est. Le Ray's Day. Commençons par le commencement : où je vous explique vite fait de quoi il s'agit.



Pour ma part, le quatrième chapitre de Faiseur de rêve sera en ligne demain sur Wattpad, Tellyon et Scribay. Avec mon éditeur, nous avons décidé de vous proposer gratuitement le premier épisode de ma websérie Sur les dents. Et ajout de dernière minute : une nouvelle fantastique intitulée La création des profondeurs. Je vous laisse les liens ci-dessous. Et n'hésitez pas à aller lire ce que proposent les autres, ce n'est pas le choix qui manque !

La création des profondeurs sur Wattpad, Tellyon et Scribay.
Sur les dents, ép.1 sur la boutique de L'ivre-Book.
Le chapitre 4 de Faiseur de rêve sur Wattpad, Tellyon et Scribay.

mardi 9 juin 2015

Mortal Derby X : et que ça roule !

Molly Pop est une jammeuse, une vraie, un fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad DerbyTM. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau. Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la ville flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.

Sitôt acheté ce week-end, sitôt lu. Et d'une traite ! Pour vous mettre tout de suite dans l'ambiance, je ne me rappelle pas avoir dévoré un bouquin si vite. Pour cause, ça chie des bulles, ça rue dans les brancards, ça se vole dans les plumes. Des nanas badass sur une piste de derby où tous les coups sont permis ? Je signe ! Un bon pulp, quoi. Avec une vraie histoire, un vrai décor sur fond de SF et des personnages hauts en couleur.
Pour reprendre le slogan de Walrus, ici, il n'y a pas de danger pour que "le pulp reste en bas". Il y a de la vitesse. Toujours. C'est ça le secret : ne pas laisser au lecteur le temps de souffler. Alors on tourne les pages et on se laisse embarquer dans ce texte monté sur roulettes.
Le personnage de Molly Pop est efficace, incisif. Comme les autres, elle ne fait pas dans la douceur et carbure à la vengeance. Une fois sortie du Cocon, ça devient sa raison de vivre. Aller vite, toujours plus vite, faire mordre la poussière aux autres, elle sait faire. Elle est même la meilleure dans sa catégorie. Mais pour elle, la vengeance est un plat qui se mange chaud. Elle trouve donc le moyen d'être engagée dans une équipe de Roller-Quad et met ses nouvelles jambes à profit de sa nouvelle bande d'enragées.
En parlant de vitesse, petit bémol : j'ai eu un peu l'impression que la fin ressemblait plus à une débandade trop rapide, trop brève. Je reste sur ma faim et m'interroge sur une suite éventuelle. Ceci n'enlève cependant aucun charme à ce roman.
Vous aimez quand tout s'enchaîne, quand ça se tire les cheveux et que ça se crache dessus ? Le politiquement correct vous assomme ? Mortal Derby X, c'est que du bon et ça ne vous ruinera pas. Lisez. Coup de cœur assuré !

Ma note : ★★★★★ ♥

Mortal Derby X – Michael Roch – roman – Walrus – 0,99€

tous les livres sur Babelio.com

vendredi 28 novembre 2014

"Les aventuriers de la mer T1" : un poil peu aventureux, peut-être ?

Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... et font l'objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s'approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d'autres dangers se profiles à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.


Plus qu'un livre, le Vaisseau magique est un concept : serpents de mer, bateaux (appelés vivenefs), pirates et marchands. Rien qu'avec ça, on peut en imaginer des personnages hauts en couleur ! Robin Hobb l'a fait, et ce dans le plus pur style fantasy.
Si les personnages sont nombreux et éparpillés aux quatre coins d'un monde dont on ignore tout à l'ouverture du bouquin, rassurez-vous, on ne peut pas les confondre. Leur psychologie est profonde, travaillée et unique. Chacun possède son propre travers, ses propres tourments et ensemble, ils offrent une merveilleuse diversification. Les descriptions détaillées (et magnifiques, de surcroît) aident beaucoup à ne pas perdre le fil. En une phrase, l'auteur parvient à nous remettre dans le bain.
Un premier tome qui prend donc son temps mais sans ennuyer le lecteur. Maintenant que les bases sont posées, il n'y a plus qu'à.

Néanmoins, à chaque personnage son point de vue, et ça peut  en décourager/gêner/chambouler certain(e)s (rayer la/les mention(s) inutile(s)). De plus, certains protagonistes peuvent sembler ne servir à rien. L'un d'entre eux (dont je tairais le nom) m'a, par exemple, donné l'impression de ne faire que pleurnicher. Elle subit les ordres et changements sans broncher. L'image parfaite de la femme faible et qui m'agace au plus haut point car autrement, le personnage offrirait des possibilités. Mais peut-être que ça viendra. J'ai aussi tiqué sur les multiples disputes entre un certain trio ; elles ponctuent la seconde moitié du récit comme si l'auteur craignait qu'on ne saisisse pas bien les enjeux.

"Le ciel était d'un bleu vif, lavé de tout nuage par la tempête de la nuit précédente. Seul un ruisseau d'eau douce, tranchant la haute berge herbue, interrompait la longue courbe de pierre et de sable de la plage, et, sinuant, allait se perdre dans la mer."

"C'est ce spectacle qui serra le cœur de Brashen et lui fit soudain monter les larmes aux yeux ; au moment où il vit la forme inerte sous les draps de toile, la vérité toute nue lui apparut : son commandant remontait sur la Vivacia pour mourir."

Ma note : ★★★★☆

Les aventuriers de la mer T1 : Le vaisseau magique – Robin Hobb – roman – France Loisirs collection Piment

lundi 3 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #30





Lectures précédentes : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18 / Les aventuriers de la mer T1 : Le vaisseau magique - Robin Hobb - roman - France Loisirs collection Piment

Lecture actuelle : Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu

Lecture à venir : Les Naufragés de la Cité d'Or T1 - Jean Sébastien Blanck - roman jeunesse - Alzabane éditions

J'ai enfin pu finir les épluchures de patates, tantôt pince-sans-rire, tantôt fort et émouvant. Une jolie histoire à voix multiples, de manière à ne pas cantonner le récit à la Londres d'après-guerre.
J'ai dévoré le tome 1 des Aventuriers de la mer en quelques soirées, à tel point que j'ai acheté le tome 2 dans la foulée (par contre, je ne le commencerai pas avant décembre, quand la ferveur du NaNo sera passée).
J'ai attaqué le tome 1 de Felicity Atcock que m'avait dédicacé Sophie sur un salon près de chez moi. Une écrivain très simple et très pro pour un livre haut en couleur.
Entre deux je lirai le tome 1 des Naufragés de la Cité d'Or, que j'ai remporté au dernier Masse Critique (puisqu'il faut le chroniquer dans le mois qui suit la réception).
Beaucoup de premiers tomes dans ce rendez-vous hebdomadaire. Pas une bonne chose pour ma PÀL ça. Elle rapetissait enfin !

jeudi 30 octobre 2014

Swap "Animalement vôtre"


Le thème : les animaux !!
On a tous un animal préféré et bien ici, il sera à l'honneur ! 

Le contenu minimum :
1 livre sur le thème et ayant un rapport avec l'animal préféré de votre swappé(e) de sa Wish-List si possible ;
1 surprise pour l'animal (les animaux) de votre swappé(e), s'il (elle) en a !
1 surprise pour votre swappé(e) ayant un rapport avec l'animal préféré de votre swappé(e) ;
1 sourmandise (aliment ou boisson, au choix) 1 marque-pages animalier 1 carte.


Je commence par remercier Fofie, l'organisatrice et ma swappée qui nous a bien gâtés mon Champollion et moi.






Autant dire que le crayon grenouille ne me quitte plus. Le mug (décoré par Fofie) orne désormais l'une de mes étagères de bouquins. Je me servirai des stickers animaux dès que j'aurai le temps de scrapper un peu. Idem pour le livre. Quant au gant, impeccable.

Vous pouvez aller lire l'article de Fofie pour voir ce que je lui ai envoyé.

mardi 21 octobre 2014

"Ici Paris d'hier à avant-hier" : un formidable bond en arrière

Edition spéciale pour les 100 ans de Gisèle Casadesus. En librairie le 21 août !

Aux pieds du Sacré-Coeur, dans le petit salon du 2 rue de Steinkerque, Gisèle Casadesus, sociétaire de la Comédie-Française et comédienne, parle à Isabelle Blondie de sa ville et de cet appartement où ses parents ont vécu, et où elle est née. Elles se promènent du côté de Montmartre, de Pigalle, font une escapade aux bois, une autre à l'Hippodrome de Montmartre pour qu'avec ce lieu mythique, renaissent de son souffle les débuts du cinéma ; et elles filent, pour quelques emplettes 1900 du côté de l'Opéra avant d'évoquer la salle sous l'Occupation. Les voilà déjà dans les coulisses de la Comédie-Française, traversant les modes et saluant ses icônes, et Isabelle se retrouve dans le petit salon, comme débarquée par une machine à remonter le temps.
« Lors de ce pas de deux, j'ai écouté cette voix sans âge résonner en moi, un privilège et l'impression que j'entrais dans la confidence de Paris. »

Encore un livre gagné grâce à Masse Critique de Babelio !
Il est ici question d'une histoire qui a traversé les âges au cœur de Paris, passant du N&B à la couleur et du cinéma muet au cinéma parlant. Les premiers pas du 7ème art constituent un passage décisif dans la vie de Gisèle Casadesus puisqu'elle est comédienne et, du haut de ses cent ans, elle contemple toujours Paris. Un texte intime, poignant, avec ses passages incisifs et ses moments précieux.
Ce livre est un fantastique bond en arrière, même pour moi qui suis encore jeune. J'ai ressenti la nostalgie de l'époque où je vivais chez mes parents, quand ma mère sortait une cassette vidéo d'un vieux film en N&B, quand ma sœur regardait Sissi à chaque vacances de Noël. Elles m'ont fait découvrir la version originale de Belphégor, L'île aux trente cercueils. Je me rappelle aussi les lundis après-midi quand je rentrais pile à l'heure du lycée pour voir le film de quinze heures sur France 3 avec ma mère. Elle a bien essayé de me faire apprécier Gabin, sans succès (je reste fidèle à de Funès). Je retrouve cette ambiance avec Ici Paris. Me voilà projetée dix ans en arrière et j'adore ça.
Je regrette cependant que Gisèle Casadesus ne s'attarde pas plus sur les années folles, période incontournable de Paris, mais elle ne vivait peut-être pas dans les bons quartiers (Montmartre et Montparnasse). Autre point négatif (et pas des moindres selon moi) : les photographies qui correspondent au texte avec trois-quatre pages de retard. C'est perturbant, ça nous fait remonter plusieurs paragraphes et ça a tendance à desservir le propos). C'est bête, d'autant que la mise en page est sobre et impeccable.

Mépris pour eux il y eut, mais selon Desnos, ce ne sont pas les films qui sont muets ; c'est le spectateur qui est sourd.

Ma note :★★★★☆

Ici Paris d'hier à avant-hier – Gisèle Casadesus & Isabelle Blondie – entretien – Chèvrefeuille Étoilée – 15€

lundi 13 octobre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #29



Lectures actuelles : Ici Paris, d'hier à avant-hier - Gisèle Casadesus & Isabelle Blondie - entretien - Chèvre-feuille étoilée / Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

Je savoure Ici Paris, gagné au dernier Masse Critique de Babelio en date. Un régal ! Je trouve juste dommage que certaines photographies correspondent parfois au texte avec trois pages de retard. Ce livre est bourré d'anecdotes et de références pour lesquelles je suis trop jeune, mais que je comprends néanmoins grâce à mes parents qui ont en partie baigné dans cette culture d'une autre époque (Louis Jouvet et Arletty, Montmartre, où la tante de mon père tenait un café...). Je continue aussi tranquillement mes épluchures de patates avec, il faut bien l'avouer, un plaisir grandissant.

jeudi 9 octobre 2014

"Animae" 2 : le jeu du (gros) chat et de la souris

« Ce dîner de fiançailles, je l’attendais depuis des semaines... Et il a fallu qu’un groupe de fous furieux planqué dans les sous-sols de Paris décide de faire sauter la moitié de la capitale, justement ce soir ! Du coup, on arrête la fête pour nous envoyer sur l’enquête, mon capitaine-fiancé et moi. Je suis de très mauvaise humeur. Dommage pour eux. Si ces gars-là n'ont jamais vu une panthère de mauvaise humeur, ils ne connaissent rien à la peur ! » 

Lou, 22 ans, travaille au département de Recherche sur l’Inexplicable de la DCRI, les services secrets français. Ses collègues lui reconnaissent un instinct stupéfiant pour différencier les coups montés du surnaturel. Bien entendu, aucun ne sait la vérité : même si elle a l’air d’une jolie blonde un peu fragile, la vraie nature de Lou est animale, elle se transforme à volonté. En panthère, de préférence. Alors évidemment, pour repérer les trucs bizarres (à part elle-même, s’entend), ça aide... On dévore les aventures de cette jeune femme débordant d’énergie et d’humour, dotée d’un sens acéré de la répartie, capable de ronronner avec son amoureux comme d’arracher la gorge de ses ennemis !

Lou et Joshua doivent se marier et sont toujours au top. Tout semble aller pour le mieux dans le petit monde des Daïerwolfs et de l'humain, mais de vilains terroristes ont décidé de faire exploser Paris. Une mission pile poil pour le Département des mystères et pour Lou, qui ne rêve que d'un peu de tranquillité. Sauf qu'entre les maniaques de l'explosif et une soirée peinarde avec son mâle, il y a un os et un sacré : un Chalcroc chasse le Daïerwolf. La communauté de Paris est sur les dents.
Les personnages sont attachants, les intrigues efficaces et bien amenées. Les ennuis tombent en cascade (pour notre plus grand bonheur, avouons-le). Le couple Lou/Joshua fonctionne à merveille, il est touchant, drôle. Certaines situations se révèlent poignantes à souhait. Et comme j'aime ce genre de scènes un peu trognons, j'ai fondu.
La Trace du coyote présente de bons enjeux, des retournements de situation efficaces, des protagonistes charismatiques. Force est néanmoins de constater que notre Roxane (inter)nationale a parfois été une vraie peau de vache (des vaches, des coyotes, des panthères... vous suivez ?). Un tome 2 qui ne fait pas dans la dentelle mais avec Lou, on s'y attendait un peu.

Ma note : ★★★★★ 

Animae T2 : La trace du coyote - Roxane Dambre - roman Éditions de l'épée

lundi 29 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #28



Lecture précédente : Animae T2 : La trace du coyote - Roxane Dambre - roman - Éditions de l'Épée
Lecture actuelle : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18
Lecture à venir : aucune idée

J'ai décidé de mettre le Violon de côté tout au moins pour la semaine, le temps de passer au Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Il va assez vite à lire mais je ne vois toujours pas où l'histoire veut en venir. Je le trouve un peu plat pour l'instant. Il faut croire que mes choix de bouquins en ce moment sont malheureux, exception faite du tome 2 d'Animae. Une fois encore, notre Roxane nationale a su me faire rire, frémir d'angoisse et élaborer mille théories. Un régal !

samedi 27 septembre 2014

"L'affaire Charles Dexter Ward" : vous ne serez pas déçu(e) du voyage

Providence, États-Unis, 1918. Charles Dexter Ward est un jeune homme passionné d'archéologie, d'histoire, et de généalogie. C'est par le biais de cette dernière que Ward se découvre un ancêtre nommé Joseph Curwen, qui avait fui la ville de Salem lors de la grande chasse aux sorciers au cours du XVIIIe siècle, et qui vint s'établir à Providence, où il décéda en 1771. Cette découverte sera le début d'un drame au cours duquel le jeune homme perdra l'esprit. Pourquoi, par exemple, l'écriture et le comportement de Charles Ward deviennent-ils peu à peu semblables à ceux de Joseph Curwen ?

J’ignore comment je vais me débrouiller pour raconter cette fameuse affaire Charles Dexter Ward, articulée autour de l’étrange Joseph Curwen, homme sans âge au propre comme au figuré. L’intrigue se déroule à Providence, après le départ précipité de Curwen de Salem aux prémices de la chasse aux sorcières. Curwen, ancêtre de Charles Ward, lui-même passionné par les vieilles choses, dont la généalogie. Dès le début de l’histoire, Joseph Curwen semble être éternel. Peu à peu, il assoit son pouvoir sur la ville de Providence, étend son commerce, amasse une petite fortune. Il devient puissant de toutes les manières possibles. Les habitants émettent des doutes, soulèvent des hypothèses, croient à tout même en l’impossible. Surtout en l’impossible. Et l’inimaginable se joue là, devant leurs yeux, dans leur propre cité. Des gens disparaissent, des lumières aveuglantes déchirent le ciel. La peur prend le dessus. L’ensemble du récit est narré. Pas de dialogues, des lettres, et des références au célèbre Necronomicon. Lovecraft, je le constate une fois encore, était doué pour décrire le fantastique, le stupéfiant, l’horreur. L’affaire Charles Dexter Ward est une plongée en enfer, en plein cœur de la folie. Ward, au fil de son enquête depuis sa découverte de la tombe de son ancêtre, perçoit les contours d’une histoire diabolique, innommable. D’entrée de jeu, on sait qu’il n’en sortira pas indemne et que feu son ancêtre exercera sur lui une forme de pression diabolique.

Ma note : ★★★☆☆

L’affaire Charles Dexter Ward – H. P. Lovecraft – novella fantastique – J’ai Lu – 4€

lundi 22 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #28





Lectures actuelles : Le Violon - Anne Rice - roman - Pocket / Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir
Lecture à venir : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

Je n'ai pas vraiment avancé dans le Violon. J'ai du mal à me laisser embarquer dans l'histoire. C'est mon premier Anne Rice, j'ai entendu beaucoup de bien de cette auteure mais là, je reste dubitative. Le texte est trop lourd, les pensées de Tiana font trop fouillis et les personnages mal présentés. J'approche des cent pages et, honnêtement, j'ignore si j'aurai le courage de continuer. Je le regrette d'autant plus qu'on m'a offert ce livre pour un swap. Mais la donne peut changer dans le prochain chapitre donc wait and see !

lundi 15 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #26







Lecture précédente : Vérité T1 : Vérité Première - Dawn Cook - roman - Milady
Lectures actuelles : Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le Joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir / Le Violon - Anne Rice - roman - Pocket
Lecture à venir : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

J'ai ENFIN fini Vérité Première après une pause de plusieurs semaines. Un premier tome qui prend son temps, pas forcément pour de mauvaises raisons d'ailleurs, mais un ensemble un peu creux qui donne une sensation de longueur. Vous pouvez lire ma chronique si l'envie vous en prend ou si ce n'est déjà fait.
Malheureusement, je n'ai pas autant avancé dans le Joyau des sept étoiles que je l'espérais. En revanche, j'ai bien entamé le Violon, même si je ne le trouve pas super-super pour l'instant (j'ai presque atteint les cinquante pages quand même).
La semaine prochaine, je pense commencer le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Depuis le temps qu'il attend dans ma bibliothèque ! Et comme je l'avais inscrit en début d'année à un challenge destiné à vider ma PAL...

vendredi 12 septembre 2014

"Vérité Première" : un premier tome qui prend son temps


Alissa ne croyait pas à la magie. Son père lui parlait d'une Forteresse légendaire, où des Gardiens apprenaient la magie auprès de Maîtres énigmatiques... mais ce n'étaient que des histoires, rien de plus. Pourtant, maintenant que son père est mort, sa mère est convaincue qu'Alissa a hérité de ses dons magiques, et qu'elle doit se rendre dans le seul lieu où ses talents se révéleront : la mystérieuse Forteresse ! Mais le voyage ne sera pas solitaire, car Alissa rencontre un musicien ambulant qui détient une carte dont elle a grand besoin pour arriver à destination avant que les neiges l'en empêchent. Elle n'est pas sûre de pouvoir se fier à ce garçon, mais elle n'a pas le choix, si elle veut mettre la main sur le grimoire de pouvoir : la Vérité Première...

Comme indiqué dans le titre de cette chronique, ce premier tome prend son temps. Parce qu'il s'agit pour l'auteure de présenter son univers de fantasy (et c'est toujours un défi). Parce que c'est utile à la compréhension de certains points. Sauf que ce n'est pas ça qui nous permet de mieux comprendre le principe de la magie d'Alissa, qui reste flou malgré de nombreuses explications. D'autant qu'ici, l'action peine à se mettre en place. Ceci couplé à des passages un peu "à vide", on a vaguement l'impression que rien n'avance et qu'on ne finira jamais ce bouquin. Mais c'est un tort de ne pas continuer sa lecture car il y a malgré tout quelque chose qui se passe avec ce livre, même si ça arrive un peu tardivement. J'avoue qu'en temps normal, je me serais lassée de ma lecture, mais une Livraddictienne (qui m'a d'ailleurs fait ce cadeau pour mon anniversaire, merci à elle) me l'ayant vivement conseillée... Alea Jacta Est comme on dit. Au final, je n'aurai pas regretté hormis pour une partie un peu longuette, mais ça dépend vraiment des points de vue. Il y a comme un creux au milieu. L'intrigue se déroule énormément dans les bois entre deux seuls personnages (et ils ne se rencontrent pas tout de suite). Je vous laisse imaginer le huis-clos. Néanmoins, il y a du pour et du contre dans ce reproche vis à vis des longueurs : les descriptions sont magnifiques, détaillées, fournies et nous projettent aisément dans le monde créé par Dawn Cook.
Autre point noir : si j'ai immédiatement apprécié Strell (l'un des deux personnages principaux), j'ai éprouvé plus de difficultés avec Alissa, qui exerçait sur moi un effet de chieuse à part entière. Alors peut-être que c'est le côté artiste de Strell qui m'a emballée et qui, à mes yeux, a dévalorisé Alissa, mais le fait est qu'à un moment donné, elle passe son temps à maugréer et à faire la tête. Ça plus le besoin impératif de la protéger (Strell mais pas que) m'a donné une impression cul-cul la praline qui n'est pas sans rappeler certains romans Harlequin. Bref, on aurait pu s'en passer.
Bref, un roman que je ne conseillerai à personne dans le sens où certains apprécieront alors que d'autres lui jetteront la pierre (parfois injustement d'ailleurs). Les avis sur le Net sont très partagés sur ce premier tome, pour lequel ce sera vraiment au lecteur de se forger sa propre opinion.
Je précise que j'ai lu une grosse partie de Vérité Première dans le cadre du challenge "Week-end à 1000 pages" organisé par Livraddict les 23 et 24 août derniers.

Ma note : ★★★☆☆

Vérité T1 : Vérité Première - Dawn Cook - roman fantasy - Milady - 8€

mardi 2 septembre 2014

"Mer noire" / "Colère rouge" : Largo Winch en voit des vertes et des pas mûres

Largo Winch est impliqué malgré lui dans une affaire de trafic d'armes et de terrorisme international. Cible d'adversaires très organisés, Largo se retrouve avec le FBI aux trousses. Pour comprendre ce qui se passe, il n'a pas le choix : direction les ports de la mer noire, où les eaux sont manifestement des plus troubles...

Mer noire n'est définitivement pas mon Largo Winch préféré. J'ai connu le personnage plus rock'n'roll et l'auteur plus inspiré. Et pourtant, j'aime les ambiances maritimes ! Ici, le duo que Mer noire compose avec Colère rouge est basé en majeure partie sur la flotte marchande du Groupe W et sur ce qu'elle cache. Bien entendu, Largo va se retrouver mêlé à un complot alors qu'il ne s'y attendait pas et, toujours bien entendu, il va fourrer son nez dans cette histoire de trafic. Le tout en faisant face à la crise économique et financière qu'essuie son empire.

Impliqué malgré lui dans une affaire de trafic d'armes et de terrorisme international, Largo Winch n'a pas eu d'autre choix que de fausser compagnie aux agents du FBI lancés à ses trousses. Ce qui l'attend, dans les eaux troubles de la mer Noire, offre un visage inattendu : celui d'une femme déterminée à se venger. Et au prix fort, de préférence.

Si le précédent opus ne m'avait guère plus inspirée que ça, c'est pire pour Colère rouge, bien qu'il explore des pans encore inconnus de la série : le passé de Nerio Winch.
Largo a toujours le FBI aux fesses, il est coincé sur un navire en compagnie d'une furie pleine de bon sens et de son fils. J'y ai retrouvé ce qui me plaisait dans les premiers tomes : action entrecoupée de juste ce qu'il faut d'humour. Dommage que la situation de Simon n'évolue pas vraiment.


Que dire de ces deux opus si ce n'est que la saga s'essouffle ? Je suis la première à le déplorer. Les dessins sont toujours aussi beaux et nous plongent directement dans le vif du sujet, mais la plume de Van Hamme semble avoir perdu de sa subtilité. Le panache et la désinvolture de Winch manquent à l'appel, au même titre que Simon d'ailleurs, coincé entre une femme folle de lui qu'il a sauvée et le père de celle-ci. On l'a déjà vu plus utile et mieux employé. J'ai surtout eu l'impression qu'il servait de meuble et bouchait quelques trous dans un récit un peu mou du genou. La couverture de Colère rouge est trompeuse comme c'est pas permis. Bref, on est loin de l'efficacité des précédents tomes. Eux, au moins, balançaient des répliques drôles, inspirées. Et ils se renouvelaient. C'est bien malgré moi que j'ai assisté aux prémices d'une chute qui, je l'espère, permettra de retrouver la verve d'autrefois.

Mes notes : ★★★☆☆ et ★★★

Largo Winch : Mère noire T17 - Philippe Francq & Jean Van Hamme - BD - Dupuis - 13,95€
Largo Winch : Colère rouge T18 - Philippe Francq & Jean Van Hamme - BD - Dupuis - 13,95€

lundi 1 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #25





Lecture précédente : Midori Days 2 - Kazurou Inoue - manga - Kuwokara
Lectures actuelles : Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir
Lecture à venir : Le violon - Anne Rice - roman - Pocket

Peu de lectures la semaine dernière si ce n'est des textes pour un AT. J'ai à peine ouvert le Joyau des sept étoiles et fini le tome 2 de Midori Days. Cette semaine, promis, j'essaie de terminer Vérité Première pour enfin attaquer le Violon en parallèle de Dracula. Ce n'est pas gagné (rien n'est jamais gagné d'avance de toute façon), mais qui ne tente rien n'a rien. Et finalement, ce ne sont donc pas deux surprises littéraires que j'ai eues en fin de semaine (parce que voilà, presque pas lu, tout ça) mais presque. Deux RT d'auteures anglophones : Helen Grant (le Démon du vitrail) et Carole Barrowman (trilogie Hollow Earth co-écrite avec John Barrowman (ouais, le même que dans Doctor Who, je sais)). Bref, rien de super-méga-top-génial, mais ça a produit son petit effet bonne humeur.


Et n'oubliez pas, aujourd'hui, on achète un bouquin de SFFF francophone ;)

vendredi 29 août 2014

"Le Cimetière du diable", mais pas que...



Vous n'avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c'est tant mieux. Parce que vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson... et le Bourbon Kid. Les héros du Livre sans nom se retrouvent en effet dans un hôtel perdu au milieu du désert pour assister à un concours de chant au nom prometteur : « Back From The Dead ». Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino... Vous y êtes ? C'est encore mieux !

Les aventures déjantées du Bourbon Kid, c'est parti pour un tour ! C'est le premier livre de la série que j'ouvre, et je ne regrette pas le moins du monde. Lu en moins d'une journée pour le dernier challenge "Week-end à 1000 pages" sur Livraddict, pour être rock'n'roll, il l'est ! Au propre comme au figuré. Primo, je me demandais comment on allait se retrouver en présence de Cobain, Janis Joplin et des Blues Brothers (enfin ce n'était pas tout à fait eux, mais passons). Un mélange de musique, de tueurs en série impitoyables, de zombies aux yeux rouges... Décapant. Une recette improbable s'il en est et qui, pourtant, fonctionne dès les premières pages. Deusio, je ne m'attendais pas à un côté si "petits nègres" comme le mentionne la quatrième de couverture. Là, j'ai vraiment été bluffée par l'aspect policier, thriller de la chose. L'histoire est dense, partage les points de vue à la manière d'un Poirot, si bien qu'on a toutes les clefs en mains pour découvrir qui-fait-quoi. Tertio, je suis d'accord pour la sauce façon Tarantino qui a bien pris. Ce roman est décalé, incroyable de surprises, avec des répliques qui font mouche. Vraiment, j'ai apprécié ce chouette mélange, une vraie salade de genres, drôle et incisive. Histoire explosive, intrigue palpitante, personnages creusés. Livre bourré de références. Style fluide et léger. Le Kid est en forme, Elvis aussi. Ils aiment zigouiller des créatures du mal même s'ils s'en prennent plein la tronche. Le lecteur aussi s'en prend plein la tronche. Ce bouquin est une belle claque, que dis-je ! un coup de poing.

Ma note : ★★★★★ MENTION COUP DE ♥

Le Cimetière du diable - Anonyme - roman - Le Livre de Poche - 7,60€

vendredi 20 juin 2014

"Les voleurs de rêves" : quand imaginer devient un crime



Une nouvelle aventure fascinante du Docteur, de Rose et du capitaine Jack, interprétés par Christopher Eccleston, Billie Piper et John Barrowman dans la spectaculaire série télévisée de la BBC. Dans un futur lointain, le Docteur, Rose et le capitaine Jack découvrent un monde où toute forme de fiction est prohibée. Raconter des histoires, mentir, espérer et rêver sont autant de crimes sévèrement punis par la loi. Mais une chaîne de télévision pirate exhorte le peuple à l’insurrection. Le Docteur et ses compagnons se rallient à la cause des rebelles avant de prendre conscience, à leurs risques et périls, que les rêves ont tôt fait de tourner au cauchemar…

J'ai reçu ce livre dans le cadre du swap "Doctor Who : fêtons les 50 ans" organisé sur Livraddict. Je remercie au passage Melanie, ma swappée (qui s'est vu offrir les deux mêmes bouquins que moi d'ailleurs).
Passons maintenant aux choses sérieuses : mon avis.

Et il est positif. Comment pouvait-il en être autrement ? À peine avais-je ouvert ce bouquin que je ne l'ai plus quitté. Commencé au soir, il était fini le lendemain matin. Je pense que le trio Nine/Rose/capitaine Jack n'y est pas étranger. Des personnages fidèles à la série télé (même si je m'attendais à un Jack plus dragueur, avec du panache, fidèle à lui-même quoi), une nouvelle planète, l'imagination prohibée, rien ne pouvait me faire plus plaisir. J'avais hâte de voir comment l'auteur se débrouillerait pour interdire toute forme de rêve. Et Nine étant l'un de mes préférés avec Ten, ça aide aussi pas mal.
Aucun temps mort, et comme pour les Morts de l'hiver (avec Eleven), je n'ai rien vu venir du final. J'ai été agréablement surprise par ce que nous réservait l'auteur. Et comme toujours, le travail de Milady est impeccable (pas comme certains éditeurs même importants où je déniche des fautes et des phrases mal traduites). Rien à signaler de ce côté.
Voilà donc notre trio infernal éparpillé au milieu d'apparences trompeuses, de faux semblants, le tout sans tomber dans le cliché ni dans l'inexplicable. Le lecteur ne se retrouve pas au milieu d'un imbroglio d'hypothèses fumeuses qui l'embrouillent plus qu'autre chose, mais au cœur d'une histoire bien préparée. Des indices ponctuent le récit, l'alimentent, le servent et finissent toujours par se rendre utiles.

J'ai apprécié le rapport des personnages à l'interdiction de fiction. Si celle-ci ne cause pas de mal, elle ne fait pas toujours du bien non plus. Où se situe la limite ? Peut-on rêver, imaginer sans risque ? En tant qu'écrivain, je me sens concernée. Tant par la fiction prohibée que par l'aspect imaginatif du sujet. Serait-il possible de vivre dans les conditions décrites par l'auteur ? De vivre dans un monde où le moindre écart d'imagination finit en peur bleue, en séjour à l'hôpital psychiatrique ? Le roman démontre aussi que le genre humain n'a pas besoin de vrai méchant façon Daleks pour se détruire et se rendre malheureux.

Ma note : ★★★★★ MENTION COUP DE ♥
Doctor Who - Les voleurs de rêves - Steve Lyons - roman - Milady - 7€

jeudi 19 juin 2014

"Enquêtes sur la France mystérieuse" : un tour de France du mystère et de l'étrange



Les affaires figurant dans ce livre ont pour point commun de défier l’entendement et d’avoir défrayé la chronique française. Expert reconnu, David Galley réunit pour la première fois, dans un ouvrage richement illustré, 33 enquêtes sur des phénomènes étranges, inexpliqués, irrationnels. S’appuyant sur de nombreux témoignages, il lève un coin du voile sur cette France mystérieuse qui depuis des lustres fait régulièrement la une !
Au fil de ses enquêtes, il nous entraîne au cœur de ces histoires inexplicables qui exacerbent croyances, mythes et légendes. Poussant la grille d’un cimetière lyonnais, révélant l’existence d’un bien curieux trésor en Meurthe-et-Moselle, ou étudiant l’étonnant sarcophage d’Arles-sur-Tech, il tente d’éclairer notre lanterne avec force détails et photographies inédites... Lieux hantés, tombeaux abandonnés, symboles christiques et autre source sacrée, l’auteur parcourt toutes les régions de France pour dissiper le mystère qui rôde autour de ces énigmes historiques.
David Galley a rencontré les principaux témoins, consulté des archives secrètes et a interrogé les plus grands spécialistes (historiens, scientifiques, théologiens...) pour réussir à percer les principales zones d’ombre. Mais cette France mystérieuse a la vie dure et force est de constater que ces affaires étonnantes sont parfois tout simplement inexplicables.
En refermant ce livre, nul doute que l’envie sera grande de vous rendre à votre tour sur les lieux présumés de la tombe secrète de Jeanne d’Arc, d’enquêter sur l’énigmatique peuple des Cagots ou de visiter le phare damné de Tevennec.

« L’imagination est plus importante que le savoir. »
Albert Einstein

David Galley est producteur de télévision. Il est l’auteur de nombreux reportages sur les phénomènes inexpliqués et les énigmes historiques.


J'ai reçu ce livre il y a une semaine grâce à Masse Critique de Babelio du mois de mai. Il n'était pas mon premier choix, mais n'ayant sélectionné que trois bouquins, je me suis estimée heureuse d'en gagner un pour la deuxième fois depuis mars. Quoi qu'il en soit, c'est avec une certaine impatience que je l'ai ouvert. Logique que je l'ai aussi dévoré.
Ma première impression est celle, positive, d'un travail bien fait. J'ai lu les histoires dans le désordre en les piochant selon les titres qui me parlaient le plus (j'aime bien celles avec des extraterrestres, mais je préfère celles avec des lieux hantés). Au final, je compte deux reportages vraiment très très complets : le "Tombeau perdu des bergers d'Arcadie" et les "Effroyables signes dans le ciel de Nice". Mais bien que mes premières découvertes dans ce livre m'aient laissée une bonne impression, j'ai vite constaté qu'il n'en était pas de même pour toutes.

Certains sujets sont traités en trois pages. Là, je me demande s'il était vraiment judicieux de les laisser au sommaire plutôt que de les mettre de côté en attendant d'avoir plus à exploiter. Ces sujets ressemblent à des listes de faits relevés, rencontrés çà et là. Il n'y a pas de véritable recherches, parfois parce que les conditions ne s'y prêtent pas. Mais le plus souvent, c'est un problème de matière. Il y a un manque de ce côté-là.

Outre le vide marqué par certains récits, j'ai aussi noté la sensation de déjà-vu laissée par d'autres : combustion spontanée, par exemple. Je m'attendais à plus d'originalité, pas à des histoires déjà racontées dans des émissions télé. Il arrive aussi que l'auteur essaie de faire du sensationnel à partir de trois fois rien, à retenir notre attention sur des détails puis à nous balancer de but en blanc que non, il n'y a sans doute rien d'exceptionnel là-dedans. D'une manière générale, je trouve les moyens pour capter l'intérêt du lecteur un poil fantasmagorique. Et ça tombe quelquefois comme un cheveu sur la soupe.

Autre ombre au tableau : les fautes et erreurs. Je ne m'attarderai pas sur les quelques coquilles et mots manquants, plutôt sur certaines affirmations. J'ai notamment relevé que l'auteur assimilait les anciens Grecs à des païens. Certes, le plus souvent, les européens gardent cette manie de qualifier les polythéistes de païens (panthéons européens), en opposition au christianisme, au judaïsme et à l'islam (qui viennent d'Orient). Mais j'insiste sur le fait qu'un auteur ayant normalement vérifié chacune de ses sources, chacune de ses notes, chacune de ses phrases (histoire de ne pas raconter n'importe quoi sur n'importe qui), n'aurait pas dû se limiter à cette qualification qui n'a pas lieu d'être. L'emploi de termes exacts est, je pense, d'une porte importance capitale. Certains diront que je chipote, mais appelons un chat un chat.

J'en finirai avec les points noirs en abordant la question du choix des titres. L'un d'eux m'a interpellée : "Uruffe, un village maudit ?". On s'attendrait presque à des malédictions, à des légendes glauques ou diaboliques. En fait non. Ça parle combustion spontanée (décidément, je lui en veux à celle-là !). Ça parle combustion spontanée, et c'est un paragraphe d'une vingtaine de lignes à la fin qui justifie le titre du récit. Un titre attractif et intriguant au possible, mais absolument pas fondé sur le contenu. D'autant que la seconde histoire est juste un fait-divers abominable que mon père m'avais déjà raconté ; rien à voir avec Satan ou autre. Un coup dans l'eau ou une manière, une fois encore, de retenir le lecteur ?

Je garde néanmoins une bonne expérience avec ce livre. Dommage que les photos soient en noir et blanc (j'ai dû louper plein de détails) et qu'il n'y ait pas plus de départements concernés par ces étrangetés (l'Aude revient souvent). J'ai pu trouver quelques histoires dignes d'intérêt, vraiment curieuses et parfois morbides, écœurantes. Malheureusement pas le meilleur des bouquins d'étrangetés que j'ai pu lire (je pense surtout à Ils ont vu l'au-delà de Pierre Bellemare : varié, original, avec un vrai don de conteur).

Ma note : ★★★
Enquêtes sur la France mystérieuse - David Galley - reportages - Éditions de l'Opportun - 19€

mercredi 11 juin 2014

Spooksville T15 - Les voleurs de vie : la curiosité est un vilain défaut


D'étranges sphères lumineuses apparaissent à Spooksville. Chargées d'étincelles multicolores, elles flottent au-dessus des arbres. Elles semblent inoffensives, mais quand Adam est attaqué par l'une d'entre elles, ses amis réalisent le danger... Adam n'est plus le même : il est devenu violent et agressif, comme si la lumière malfaisante avait pris possession de son esprit. Et nul ne sait comment le délivrer.

J'ai toujours pensé et dit que la curiosité est un vilain défaut. Les Voleurs de vie en est un parfait exemple et, si cette curiosité pose l'intrigue de ce tome 15, elle discrédite aussi la manière dont le problème est amené.
Des gosses de 12-14 ans aperçoivent d'énormes sphères dans le ciel et ne trouvent rien de mieux que d'aller voir. Je sais bien qu'ils évoluent dans une ville en perpétuel danger, où règnent tout un tas de curieux personnages/créatures/autres (complétez à votre guise, l'univers de cette série est très riche), mais il y a des limites à tout. Si je vivais dans un endroit pareil, surtout à leur âge, je m'abstiendrais et essaierais d'éviter les ennuis. Mais non, eux, ils foncent. Mais passons cette introduction pour le moins curieuse et parlons du personnage de Tira Jones.
Personnellement, je ne me souviens pas d'avoir intégré un cercle d'amis aussi soudés façon Tira Jones. Les autres ne savent rien d'elle, elle parle par énigme, joue les cachottières. Et je ne dis pas ça parce qu'il serait impensable de croire qu'un nouveau perso rejoigne la clique ; c'est déjà arrivé pour Cindy avec le fantôme de la plage. Ça passe encore, et pour les raisons énoncées dans le bouquin. Mais elle est ouvertement bizarre. Limite flippante. Je ne comprends pas comment Adam, Sally, Cindy et Tic-Tac, qui ont pourtant l'habitude des évènements étranges, n'ont pas vu le coup venir. On ignore d'où Tira sort, comment elle se retrouve avec eux... Il y a un réel problème de ce côté.

Pour l'intrigue en général, il y a un bon niveau, comme toujours, et Pike aura vraiment toujours trouvé de bonnes idées originales pour ses livres jeunesse. Ça change de ce que l'on trouve habituellement sur le marché dans cette tranche d'âge. Il a créé un univers chargé de péripéties à la fois drôles et prenantes. Même adulte, son humour fonctionne toujours sur moi. Je trouve cette série intemporelle, et les Voleurs de vie, que j'ai découvert sur le tard, ne déroge pas à la règle.

Ma note : ★★★
Spooksville T15 Les voleurs de vie - Christopher Pike - roman jeunesse - Pocket jeunesse

lundi 9 juin 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #20





Lectures précédentes : Le Roman de Renart - recueil - Gründ / Spooksville T15 Les voleurs de vie - Christopher Pike - Pocket jeunesse
Lecture actuelle : Enquêtes sur la France mystérieuse - David Galley - éditions de l'Opportun
Lecture à venir : Le violon - Anne Rice - roman - Pocket

De nouveau des plans de lecture tout retournés, et toujours "à cause" de Masse Critique de Babelio. J'ai eu la chance de recevoir Enquêtes sur la France mystérieuse une semaine après les résultats de l'opération de mai. Je ne lis pas les histoires dans l'ordre, mais je constate que les reportages sont complets, précis. Dommage que les photos soient en noir et blanc, je suis certaine de louper plein de détails.

Je n'ai malheureusement pas beaucoup lu depuis fin avril. Il y a eu du bricolage et un début de réaménagement de bureau (non terminé d'ailleurs). Mais je compte bien me rattraper.