Affichage des articles dont le libellé est science-fiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est science-fiction. Afficher tous les articles

jeudi 6 août 2015

[08.2015] Des nouvelles du front

J'ai officiellement repris du service depuis mon retour de vacances. Si Ocre rouge subit des bêta-lectures toutes plus minutieuses les unes que les autres, je n'en reste pas moins à ne rien faire (surtout pas, malheureux !). J'ai commencé un roman gothique tel que j'ai toujours voulu en écrire : avec plein de secrets de famille et des liaisons inavouables. J'ai aussi planché sur une nouvelle, une histoire de poulpe de l'espace pondeur de planètes. J'attends les derniers retours de mes bêta-lecteurs, mais il se pourrait bien que la bête grossisse (le texte, pas le poulpe) et mute en space opera sympa. Côté publications, je suis bien occupée avec un épisode mensuel de ma websérie d'urban fantasy Sur les dents et on travaille dur aux corrections avec Agnès.



jeudi 16 juillet 2015

[07.2015] Des nouvelles du front

Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de mes avancées ici, mais promis, je me rattrape sur les réseaux sociaux. Ceux qui me suivent là-bas peuvent constater que tout avance à bon rythme, même si certains projets sont ralentis par d'autres (c'est toujours quand on croule sous les chantiers que de nouvelles idées nous tombent dessus, n'est-ce pas ?).

J'ai donc bouclé les corrections sur Ocre rouge et j'attends les retours de mes bêtas chéris pour août. Là, je m'attellerai à l'ultime version avant de laisser reposer, de relire une dernière fois et d'envoyer le bébé chez les éditeurs (je suis nerveuse rien que d'y penser). Je suis globalement satisfaite. Il pèse 45000 mots et je pense avoir réussi à retranscrire l'ambiance western (je hais les western, mais visuellement, je trouve que ça dégage quelque chose). Je ne me fais pas trop de souci concernant mon duo, car les grenouilles ayant suivi le challenge dans la mare sont unanimes : il est au poil avec juste ce qu'il faut d'humour.

Les derniers préparatifs concernant Faiseur de rêve sont en cours. Entendez par-là que je ne tarderai pas à vous dévoiler la couverture, ainsi que le chapitre 1 histoire de vous mettre tout de suite dans l'ambiance. Je vous donne donc rendez-vous très bientôt sur Wattpad. Plusieurs blogueurs ont répondu présents à mon appel de l'autre jour et chroniqueront donc le roman.

Vendredi, samedi et dimanche, je corrigerai La machine à exploser le temps (V4). La nouvelle est passée de 6000 mots à 15000. L'intrigue a pris de la consistance et les personnages de l'épaisseur. Là encore, je ne m'inquiète pas de savoir si le duo fonctionne parce que je sais que oui. L'ensemble s'apparente toujours à un joyeux bordel où les péripéties s'enchaînent, mais j'ai pris davantage le temps de poser les choses. À suivre.

Maintenant que je suis à peu près tranquille pour ces trois textes, je m'attelle tranquillement au speed writing de l'été lancé par Lune Écarlate. J'opte pour le fantastique, un peu par solution de facilité, je l'avoue, car il n'y a pas de contrainte contrairement à la dark fantasy, à la SF et autres (ce que je trouve un peu dommage puisque dans ces genres, il faut créer un monde, une société, ce qui prend déjà du temps). J'avais déjà un projet sur le feu, prévu dans la tranche de signes minimum : 250000 sec. Les fiches-personnages et le contexte étant déjà prêts, et le syno étant à moitié rédigé, ça ne devrait pas trop me poser de problème. Comme je le disais sur Twitter, le récit tournera autour de disparitions d'enfants et amnésie, fantômes et village perdu au cœur de l'Écosse.

lundi 8 juin 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #36






Lectures précédentes : Le cauchemar d'Innsmouth - H. P. Lovecraft - nouvelle - J'ai Lu / Un tour de montagnes russes le soir de la Saint-Thorlak - Julien Morgan - nouvelle - autoédition / Royal Derby X - Michael Roch - roman - Walrus

Lecture actuelle : Doctor Who : L'horloge nucléaire - Oli Smith - roman - Milady

Lecture à venir : Chronique d'une humanité augmentée - Pascal Bléval - nouvelles - autoédition

Ça fait un bon gros mois que je n'ai plus partagé mes lectures sur ce blog, car je n'ai pas beaucoup lu depuis. Cette année ne sera pas faste à ce niveau, je le crains. Quoi qu'il en soit, j'ai noté deux coups de cœur en l'espace de deux semaines (un peu plus en réalité, mais on ne va pas chipoter). J'ai nommé Le cauchemar d'Innsmouth de Lovecraft (que l'on m'a si bien conseillé) et Royal Derby X, un pulp explosif bourré de nanas badass signé Michael Roch chez Walrus (qui renoue donc avec ses origines). Entre-deux, il y a une nouvelle trop courte à mon goût, contrairement à son titre à rallonge.
Pour le reste, on prend les mêmes et en recommence... en espérant réussir à lire ça.

dimanche 10 mai 2015

Les 24h de la Nouvelle, 3ème édition

Cette année les 24h de la Nouvelle se sont déroulées du samedi 9 mai à 14h (heure de Paris) à aujourd'hui, même heure. 136 participants et une chance sur quarante-huit de tomber sur sa propre contrainte. Voici celle qui a été tirée au sort : "L'histoire doit intégrer un lieu abandonné depuis un certain temps. Que ce soit juste une pièce oubliée, un château en ruine, une ancienne station de métro désaffectée ou encore un vieux jardin en friche par exemple."

Image trouvée sur www.cozycanadiencottage.blogspot.com

Une contrainte somme toute peu contraignante et qui s'est révélée tip-top par rapport à l'idée globale que j'avais de mon texte : une histoire tordue de temps avec un gros fourre-tout, une tour Eiffel quelque peu différente de la vraie et de l'humour (enfin j'espère).

Paris, de nos jours. Enfin, il paraît.
Des extraterrestres sans nom kidnappent les plus grands scientifiques à travers les époques dans le but de créer une machine à exploser le temps. Quand deux voyageurs spatio-temporels amènent Arthur en zone neutre, ils sont loin de penser qu'un poulpe mécanique géant est enraciné au cœur de la capitale.


Concrètement (et idéalement, oui je sais, ça fait beaucoup d'adverbes à la suite), il s'agirait d'une sorte d'épisode 1 ou du premier morceau d'un ensemble un poil plus élaboré. Cette partie est lisible et compréhensible en l'état. Elle possède sa propre fin, mais j'envisage de nouveaux rebondissements et de nouvelles explications pour la suite. Il devait s'agir au départ d'un mini-roman que j'ai remanié pour les 24h, adapté à un format websérie (les webséries c'est le bien) parce que mon duo principal me plaît beaucoup. Et parce que j'ai d'autres aventures loufoques à lui faire vivre. Par contre, je doute que le récit reste longtemps en ligne, donc si vous souhaitez le lire, ne tardez pas trop (j'envisage de soumettre le projet à des éditeurs par la suite ; je me suis servie des 24h comme coup de pied aux fesses parce qu'il n'y avait pas moyen que je m'y mette).
Il y aura des bouts à revoir, bien sûr. Je n'ai pas relevé d'incohérences, mais avec le cerveau dans la choucroute, pas facile de les remarquer. En revanche, quelques descriptions supplémentaires ne seraient pas du luxe (laissez-moi le temps de cogiter, enfin !).
Côté musique, j'ai écouté pas mal de trucs, de Dionysos à Lindsey Stirling (pour changer) en passant par Indochine et Queen. Mais c'est Indo qui l'emporte avec Glory Hole (les morceaux sans paroles, hyper pratiques pour écrire concentré et se dandiner sur sa chaise).

mercredi 29 avril 2015

Khashoggi : on prend les mêmes et on recommence !

Déterminée à lever le mystère entourant l'Holocauste de Mendung et les agissements étranges de la CRSED, Tallulah Eddystone accepte de participer à une mission de sauvetage sur la planète Khashoggi, à treize années-lumière de Zêta du Toucan, où les Mendungiens ont établi un avant-poste. Pendant ce temps, la Marine spatiale est sur le pied de guerre : après la destruction du Casey Sphere, Michael a été fait prisonnier par l'ennemi. Ce n'est peut-être plus qu'une question de temps avant que les Destructeurs de Mondes apprennent l'existence de la Terre...

La vraie question n'est pas ici de savoir si j'ai aimé le livre (j'ai adoré), mais plutôt comment je vais le chroniquer sans vous spoiler à tout va. Promis, je vais faire de mon mieux.
Dans le seconde volet de ce diptyque, on reprend donc les mêmes et on recommence. Et comme il s'agit d'un tome deux, l'entrée en matière, forcément, est plus rapide. Les personnages se retrouvent très vite la tête la première dans les ennuis, et ceux-ci sont de taille. On les sent tout de suite à leur place. Une fois encore, ils sont nombreux, mais chacun a son utilité et une personnalité qui apporte quelque chose au récit.
Khashoggi est moins technique que son prédécesseur, plus vif. Il ne se lit pas, il se dévore. Les chapitres sont pensés de telle manière à ce que le suspens dure le plus longtemps possible. On retrouve cette verve propre au premier tome, son côté recherché, précis, minutieux. Il y a de l'exploration, de vilaines bêbêtes... bref, de quoi contenter les amateurs de nouvelles planètes et de faune locale. Ce second volet clôt à merveille ce que Mendung avait installé.
Khashoggi est mon premier coup de cœur livresque de l'année, il était temps !

Retrouvez ma chronique de Mendung.

Ma note : ★★★★★ ♥

Les étoiles regardent aussi T2 : Khashoggi – Julien Morgan – roman – auto-édition – 3,51€

lundi 20 avril 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #35






Lectures précédentes : Les étoiles regardent aussi T1 : Mendung - Julien Morgan - roman - autoédition / Les étoiles regardent aussi T2 : Khashoggi - Julien Morgan - roman - autoédition

Lectures actuelles : Felicity Atcock T1 : Les anges regardent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu / Doctor Who : L'horloge nucléaire - Oli Smith - roman - Milady

Lecture à venir : Chronique d'une humanité augmentée - Pascal Bléval - nouvelles - autoédition

Je ne pense pas me tromper en disant que j'ai repris la lecture après une période creuse : Khashoggi englouti en à peine deux soirées, un Doctor Who bien entamé, mais une PÀL qui fait yoyo (entre les livres lus, ceux achetés et lus dans la foulée, ceux que l'on me propose en service presse...).

Les chroniques reprendront donc peu à peu du service, parfois couplées à un questions-réponses avec certains auteurs. J'espère pouvoir faire en sorte que ça tombe juste à chaque fois.

vendredi 3 avril 2015

Mendung : à la recherche du signal perdu

Un demi-siècle après qu’un signal extraterrestre a été capté à l’observatoire de Lembang, en Indonésie, le vaisseau d’exploration le Geminga découvre, dans la constellation du Toucan, une planète qui pourrait en être l’origine. Malheureusement, à peine a-t-il débarqué dans le système solaire que le monde est attaqué par une armada de vaisseaux spatiaux et dévasté par des milliers d’explosions thermonucléaires. À la fois choqué par cette tragédie et inquiet des retombées politiques, l’entrepreneur Jari Orison lance une mission scientifique dans l’espoir de comprendre ce qu’il s’est passé.

J'ai mis un peu de temps à le lire celui-là. Pas la tête à la lecture, fatiguée (pour une fois que je sens la fatigue)... Quoi qu'il en soit, j'ai vaincu et j'ai enfin lu Mendung. Bien, mais pas vite, donc. La faute à un côté un poil trop technique pour moi, je pense. Tant que ça ne dessert pas le récit... Le récit, justement, parlons-en. Assez technique comme je le disais et c'est pour le bien de l'ensemble qui, du coup, gagne en crédibilité. J'ai eu du mal à accrocher au début, mais on se laisse doucement embarquer dans cette histoire aux temps morts quasi inexistants.
Écriture fluide et sans fioritures, on entre dans le vif du sujet. Voilà un space op qui fait son petit effet et que l'on prend plaisir à voir se mettre en place. Peut-être un peu beaucoup de personnages d'un coup. D'habitude je suis douée pour retenir les noms. Pas là. Allez savoir pourquoi ! Bref. Nous suivons les pérégrinations de tout un panel de personnages : scientifiques, militaires, politiques... Il y a de la matière, une trame solide, des prises de bec... Tout ce que j'aime et qui me fait accrocher à un bouquin.
On sent une documentation et un réel travail en amont de la part de l'auteur. Son univers scientifique a au moins le mérite d'être cohérent et ça ne fait pas de mal. Les transitions entre chaque chapitre (sorte de revue de presse) sont les bienvenues puisqu'elles permettent au lecteur de se dresser un portrait de notre monde à venir.
J'ai remarqué un ou deux mots manquants. Pas de quoi fouetter un chat, cela dit. L'intrigue est efficace, rondement menée. Les protagonistes sonnent vrai et on ne croule pas sous une masse d'informations à leur sujet. En somme, un récit clair, net et précis qui fonctionne par bonds dans le temps (entendez par là que les évènements ne sont pas forcément linéaires).
Il n'y a plus qu'à découvrir la suite et ça tombe bien, elle est sortie hier.

Je remercie Morgan pour sa "grande mansuétude dominicale" grâce à laquelle j'ai obtenu mon exemplaire gratuitement.

Ma note : ★★★★☆

Les étoiles regardent aussi T1 : Mendung – Julien Morgan – roman – autoédition – 3,11€

mardi 4 novembre 2014

NaNo 2014 : checkpoint

J'avais dit un checkpoint par tranche de 10000 mots, alors me voilà.

Mes premières impression pour ce quatrième jour de mon quatrième NaNo... CREVANT. Ce roman est crevant. J'ai donc décidé d'aménager un peu plus de temps pour moi. Pas tant pour casser l'éventuelle routine, plutôt pour marquer un décalage avec mon nanoroman. Même si je m'attendais à cet "effet secondaire", c'est vraiment différent quand l'idée quitte l'esprit pour apparaître sur le papier. Finalement, j'ai été bien inspirée en donnant naissance à ces personnages. En feuilletant Écriture de Stephen King que j'ai reçu hier, je suis tombée sur une phrase à propos de Carrie, où il écrivait que renoncer à un projet parce qu'il nous touche trop psychologiquement parlant est une erreur. Je ne peux que dire que je teste et que j'approuve en ce moment même ! Si j'avais envoyé Thellan et Aiden dans un tiroir, je ne vivrai pas ce que je vis en ce moment. Couplé à l'émulation générale que suscite le NaNo, je prends vraiment mon pied même si certains passages sont difficiles à écrire ou à relire.

Ça devient limpide entre Thellan et Aiden. Je pensais rencontrer quelques problèmes de connexion concernant les débuts de leur relation. Aiden commence le roman dans un état lamentable (l'homme qui veut mourir, c'est lui), mais il est plus fort que je me l'imaginais et il affronte bien la réalité grâce à Thellan justement.
Ce chantier, en plus de me donner une grande claque, vient de m'apprendre quelque chose de primordial à mon écriture : mûrir mes projets pendant des mois s'il le faut, et ne pas me jeter à l'eau même si j'ai un synopsis. Bien. Voilà. Comme quoi, on n'en finit jamais d'apprendre sur soi-même et sur ses techniques. J'ai préparé L'homme qui voulait mourir pendant des mois (j'y travaillais depuis juillet). Je suis allée jusqu'à en rêver et à me réveiller en pleine nuit, troublée par certaines scènes. 

Ces préparatifs me permettent aujourd'hui d'emprunter la bonne direction. Je connais mon duo principal sur le bout des doigts et quoi qu'il fasse, je peux improviser au cas où ; je sais ce qu'il convient de leur faire dire, quelles réactions leur attribuer. La justesse de leurs sentiments me surprend d'ailleurs. Chez moi, ça coule souvent de source tant que l'idée reste au stade de phase immatérielle. Ici, j'arrive à retranscrire les émotions et à les rendre plus vraies que tout ce que j'ai écrit jusqu'à présent, tous genres confondus. Je pense que la séparation des points de vue en chapitres aide beaucoup.

Je vous mets un petit extrait pour le plaisir. Il s'agit de l'ouverture.

Ormort et sa puanteur légendaire, ses rangées de containers rouge vif, son sable à perte de vue... Quand il quitta sa navette et posa les pieds sur le sol de cette planète garde-meubles, Thellan Haris Boer poussa un soupir. Il faisait une chaleur à crever sous son long manteau ocre. Un vent sec lui irrita le visage et chassa les rares nuages immaculés. Pas l'ombre d'une averse en vue. Dommage. Boer aurait nettement préféré patauger dans la boue jusqu'aux genoux plutôt que de se farcir un soleil de plomb. Il s'essuya le front d'un revers de manche avant d'entamer ses recherches. Son capteur de points thermiques, objet grossier à peu près de la taille et forme d'une brique mais noir, détectait une présence deux allées plus loin. Avec un peu de chance, l'appareil ne se trompait pas. Thellan l'avait déjà bidouillé pour qu'il cesse de recevoir les interférences radio ; il espérait que cette fois serait la bonne. Il n'avait nulle envie de retourner chaque centimètre carré de ce cimetière sableux. Ce qui rejoignait son second souhait : que le capteur n'indique pas une source tiède, un cadavre encore tout frais par exemple. Ses employeurs s'étaient montrés clairs : Aiden Jaril devait respirer ou ils annulaient le contrat. Boer se gratta la barbe d'un air pensif et s'engagea dans la voie centrale. Ses grosses bottines lacées en cuir soulevaient de petits nuages de poussière à mesure qu'il avançait. Il songea à son soulagement en apprenant qu'il ne travaillerait pas dans ce trou à rat. Ormort avait accueilli, quatre ans durant, des prisonniers de guerre de tous horizons enfermés les containers. Officiellement en tout cas. Car Thellan savait de source sûre qu'au moins l'un d'eux n'avait rien à voir avec les conflits, si ce n'était qu'il sauvait des vies sur le champ de bataille. Et quand l'homme parlait de source sûre, il pensait au gouvernement d'Iv-ehl qui l'engageait, à sa sœur Eie en particulier.
Et n'hésitez pas à jeter un coup d'œil à la page du roman sur le site du NaNo.

mardi 19 août 2014

Doctor Who : Temps d'emprunt. "Le temps, c'est de l'argent."


La vie d’Andrew est une course contre la montre. Il n’a ni le temps de téléphoner à sa sœur, ni celui de préparer la réunion décisive qui pourrait propulser sa carrière. Invariablement, le train est en retard, l’ascenseur en panne. Si seulement il avait un peu plus de temps… Messieurs Symington et Blenkinsop sont justement tout disposés à lui en prêter – à un taux d’intérêt défiant toute concurrence. Mais le Docteur, Amy et Rory mènent l’enquête sur cette affaire aussi lucrative que douteuse.

Je commencerai par remercier ma swappée des 50 ans Doctor Who sur Livraddict parce que ce livre est une belle surprise. Je me rappelle avoir lu le résumé sur l’exemplaire acheté pour Mélanie et ne pas avoir été franchement emballée. La couverture ne m’inspirait pas grand-chose non plus, contrairement à celle de Morts de l’hiver et de Voleurs de rêve (même si là, le trio Nine-Rose-captain Jack y était pour beaucoup).
Nous retrouvons ici Eleven et les Pond, trio que j’apprécie vraiment aussi dans la série télé. Les personnages sont fidèles à leurs doubles télévisuels, on notera d’ailleurs la même complicité entre Amy et Rory (mots doux de la jeune Écossaise inclus). Eleven est un vrai moulin à paroles, fantasmagorique dans sa gestuelle. Bref, on ne change pas une équipe qui gagne. L’intrigue démarre, une fois encore, sur les chapeaux de roue. Le Docteur passe son temps à réparer les erreurs des autres, notamment celles d’Amy. Quant à Rory, il lui arrive d'avoir quelques bonnes idées, ce qui mérite d'être souligné.
À la Lexington International Bank, le « temps c’est de l’argent ». Telle est leur devise, au propre comme au figuré. Alors que tout réussit à cette banque, le Docteur découvrira une bien dure réalité. Il n’en faut pas plus pour l’exciter comme une puce. Il court partout, équipé de son fidèle tournevis sonique, réfléchit dans tous les sens et constate surtout à quel point l’argent régit notre société depuis ce qui semble être toujours. Le lecteur ne peut que suivre l’enchaînement de péripéties avec un plaisir grandissant ; les pages se tournent toutes seules. On n’a pas le temps de dire ouf que le livre est déjà fini.
Petite appréciation personnelle : j’ai aimé le clin d’œil à Torchwood à la fin.

Ma note : ★★★★☆

Doctor Who : Temps d’emprunt – Naomi A. Alderman – roman science-fiction – Milady – 7€

lundi 18 août 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #23







Lectures précédentes : Le réveil des créatures - John & Carole E. Barrowman - roman jeunesse - Albin Michel / L'affaire Charles Dexter Ward - H. P. Lovecraft - novella - J'ai Lu / Doctor Who : Temps d'emprunt - Naomi A. Alderman - roman - Milady
Lectures actuelles : Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Les tribulations d'un Chinois en Chine - Jules Verne - roman - collection Hetzel
Lectures à venir : Le violon - Anne Rice - roman - Pocket / Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - Nil Éditions

Mes lectures de vacances ont été pour le moins mouvementées, et je n'ai pas pu lire autant que je le souhaitais. Bouquiner dans un mobil-home avec la télé juste à côté n'est pas facile-facile. Si le soleil avait daigné montrer le bout de son nez, j'aurais davantage profité de la terrasse. M'enfin, trois livres engloutis malgré tout : du fantastique jeunesse original et bien fichu, du fantastique glauque et de la SF avec bourse temporelle. Bref, que du vraiment très bon, dont les chroniques suivront dès cette semaine.
Là, j'ai deux bouquins commencés avant les vacances qui me tendent les bras. Pour la suite, ce sera plutôt éclectique.

vendredi 20 juin 2014

"Les voleurs de rêves" : quand imaginer devient un crime



Une nouvelle aventure fascinante du Docteur, de Rose et du capitaine Jack, interprétés par Christopher Eccleston, Billie Piper et John Barrowman dans la spectaculaire série télévisée de la BBC. Dans un futur lointain, le Docteur, Rose et le capitaine Jack découvrent un monde où toute forme de fiction est prohibée. Raconter des histoires, mentir, espérer et rêver sont autant de crimes sévèrement punis par la loi. Mais une chaîne de télévision pirate exhorte le peuple à l’insurrection. Le Docteur et ses compagnons se rallient à la cause des rebelles avant de prendre conscience, à leurs risques et périls, que les rêves ont tôt fait de tourner au cauchemar…

J'ai reçu ce livre dans le cadre du swap "Doctor Who : fêtons les 50 ans" organisé sur Livraddict. Je remercie au passage Melanie, ma swappée (qui s'est vu offrir les deux mêmes bouquins que moi d'ailleurs).
Passons maintenant aux choses sérieuses : mon avis.

Et il est positif. Comment pouvait-il en être autrement ? À peine avais-je ouvert ce bouquin que je ne l'ai plus quitté. Commencé au soir, il était fini le lendemain matin. Je pense que le trio Nine/Rose/capitaine Jack n'y est pas étranger. Des personnages fidèles à la série télé (même si je m'attendais à un Jack plus dragueur, avec du panache, fidèle à lui-même quoi), une nouvelle planète, l'imagination prohibée, rien ne pouvait me faire plus plaisir. J'avais hâte de voir comment l'auteur se débrouillerait pour interdire toute forme de rêve. Et Nine étant l'un de mes préférés avec Ten, ça aide aussi pas mal.
Aucun temps mort, et comme pour les Morts de l'hiver (avec Eleven), je n'ai rien vu venir du final. J'ai été agréablement surprise par ce que nous réservait l'auteur. Et comme toujours, le travail de Milady est impeccable (pas comme certains éditeurs même importants où je déniche des fautes et des phrases mal traduites). Rien à signaler de ce côté.
Voilà donc notre trio infernal éparpillé au milieu d'apparences trompeuses, de faux semblants, le tout sans tomber dans le cliché ni dans l'inexplicable. Le lecteur ne se retrouve pas au milieu d'un imbroglio d'hypothèses fumeuses qui l'embrouillent plus qu'autre chose, mais au cœur d'une histoire bien préparée. Des indices ponctuent le récit, l'alimentent, le servent et finissent toujours par se rendre utiles.

J'ai apprécié le rapport des personnages à l'interdiction de fiction. Si celle-ci ne cause pas de mal, elle ne fait pas toujours du bien non plus. Où se situe la limite ? Peut-on rêver, imaginer sans risque ? En tant qu'écrivain, je me sens concernée. Tant par la fiction prohibée que par l'aspect imaginatif du sujet. Serait-il possible de vivre dans les conditions décrites par l'auteur ? De vivre dans un monde où le moindre écart d'imagination finit en peur bleue, en séjour à l'hôpital psychiatrique ? Le roman démontre aussi que le genre humain n'a pas besoin de vrai méchant façon Daleks pour se détruire et se rendre malheureux.

Ma note : ★★★★★ MENTION COUP DE ♥
Doctor Who - Les voleurs de rêves - Steve Lyons - roman - Milady - 7€