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mercredi 7 octobre 2015

"Le mythe de Cthulhu" : le rationnel de l'irrationnel

Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d’un culte blasphématoire que l’on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d’odieuses idoles à l’effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d’années dans sa demeure sous-marine de R’lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l’inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s’opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d’outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?

Chroniquer un Lovecraft n'est jamais une mince affaire, car comment susciter un degré d'horreur fidèle à celui du livre au moins autant que le livre lui-même ? Quoi qu'il en soit, on m'avait conseillé ce recueil, il y a quelques mois, et je ne suis pas déçue.

lundi 28 septembre 2015

"Les Aventuriers de la mer", tome 2 : un univers qui nous devient familier

Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l'utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiémain à travailler à bord de l'embarcation et à abandonner l'apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-sœur Althea, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir. Elle doit prouver à Kyle qu'elle est un véritable marin pour récupérer la Vivacia.

Intrigues familiales, marines et esclavagistes ponctuent ce tome 2, décidément aussi bon que son prédécesseur. L'étau se resserre autour de certains personnages ; quelques-uns doivent d'ailleurs affronter le doute, la douleur, la détresse...

samedi 29 août 2015

"Métamorphose en bord de ciel" : un livre moelleux comme un oreiller à plumes

Tom Cloudman a toujours rêvé de voler. Il est devenu le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige se terminent invariablement au sol. Au moment où on décèle chez lui une maladie incurable, Tom rencontre une étrange créature mi femme mi oiseau, qui lui prose ce pacte : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquence…»

Je vais essayer de vous parler de ce court roman sans aborder l'album Bird'n'roll de Dionysos, associé au livre.
Nous faisons donc la rencontre de l'étrange et indomptable Tom "Hématome" Cloudman, un homme qui rêve de voler. D'élucubrations en cascades ratées le mènent dans un lit d'hôpital, où il fait la rencontre d'une femmoiselle.

mercredi 19 août 2015

"Exil", ép.1 : nouveau départ, il faut le dire vite !

La société de consommation a terminé d'épuiser l'humanité. Désormais la guerre civile fait rage à travers la planète. Pendant que les gouvernements tentent de préserver les infrastructures, seuls les plus riches tirent leur épingle du jeu : des dizaines d'années plus tôt, des précurseurs s'étaient lancés dans l'édification des « éco-cités », de gigantesques villes flottantes bâties pour fuir la misère et s'isoler au large. Les plus folles rumeurs circulent à leur sujet : technologie d'avant-garde, richesse totale, soins poussés à l'extrême, le tout dans un luxe et un confort absolus. On raconte également que leurs habitants sont éternellement jeunes. Mais si ces éco-cités pharaoniques sont réellement si étrangères au malheur qui frappe la Terre, pourquoi a-t-on vu l'une d'entre elles mettre le cap sur l'Alaska ? Qui sont réellement ses habitants, et en quête de quoi se sont-ils lancés ?

vendredi 31 juillet 2015

Challenge "Week-end à 1000"

Un "petit" challenge lecture comme je les aime. Petite sélection SFFF (on ne change pas une équipe qui gagne).

mardi 28 juillet 2015

"Poupée de porcelaine" : où l'expression "tomber les masques" prend tout son sens

« Je sais qu’un lourd secret se cache derrière ton masque de porcelaine. Un secret qui te fait souffrir. Un secret que je veux découvrir. Je veux pouvoir t’ôter ce masque. Te voir sourire. Pouvoir t’aimer. Et je suis prêt à tout pour y parvenir, pour te sauver. A tout. »

Ce nouveau récit d'Isabelle Wenta vous plongera dans une histoire d'amour intense et unique. En quelques mots, l'auteur saura vous rendre ses personnages attachants et leurs épreuves bouleversantes.
La collection y vous propose des nouvelles et des romans mettant en scène des romances m/m.

Sitôt acheté, sitôt lu ! Bien que je ne sois pas friande des romances M/M contemporaines, le titre de celle-ci m'a interpellée pour des raisons personnelles.

samedi 18 juillet 2015

F.O.I. : peut mieux faire

« Vie, Mort et Imagination, bordel !Croyez aux Forces de l'Ordre International !La Verte, la Rouge ou la Blanche.Plus de temps à perdre, il y a urgence ! Chacune des ces forces sont interdépendantes.En prendre une, c'est les prendre toutes. »
F.O.I., c'est une explosion de couleurs, d'images, de sentiments et d'impressions, qui vous prennent à l'âme comme aux tripes, vous entraînent dans les recoins de vos réflexions et de vos certitudes, les renversent et les retournent pour vous conduire au bout du chemin les yeux et l'esprit plus ouverts.

Honnêtement, je ne sais pas quoi penser de ce livre, raison pour laquelle cette chronique sera brève. Il n'est question ni de roman ni de roman graphique, bien qu'il y ait plus d'images que de texte. Je pourrais parler de philosophie de vie et elle puiserait alors dans les origines de nos textes comme la Genèse et dans celles des peuples : Babylone, Hittites...
L'auteur nous éclaire ici sur la fragilité humaine, sur ce qui la compose, mais aussi sur les idéologies qui la fondent.
Si le résumé m'alléchait et si l'objet m'a ravie quand j'ai enfin pu le feuilleter, je n'ai néanmoins pas accroché. L'ensemble manque à mon goût de structure, tant par le texte que par la mise en page, et voir ainsi le genre humain décortiqué m'a laissée indifférente. J'aime qu'on me raconte les travers de la société, mais en parler pour en parler, non. J'ai aussi noté quelques coquilles.

Je tiens malgré tout à remercier Babelio et son opération Masse Critique.

Ma note : ★★☆☆☆

F.O.I - Xavier de Brettes - roman ? - Delpierre - 15,90€

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mardi 16 juin 2015

Proie Dunoir : à cor et à cri

My name is Dunoir. Proie Dunoir. Laissez tomber : private joke. Qui je suis ? La nouvelle recrue du B.A.S., la banshee de service. On m’a engagée pour botter les culs des méchants qui hantent les rues de Rédemption. Sauf qu’entre les monstres mythiques, les divinités en goguette, les vampires crétins et les Puissances qui se bousculent au portillon, je ne sais plus où donner de la tête. Alors, quand en plus la Famille (la mienne, sinon ce ne serait pas drôle) s’en mêle, j’ai bien besoin de mes collègues Lucrèce et Leyhan pour y mettre un peu d’ordre. Sans oublier Jack, le loup. Mon âme-sœur, parait-il. Je vous ai déjà parlé de mon âme ? Y a moyen d’écrire tout un roman sur le sujet. Ah ! Mais attendez... Bref, y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de se casser la jambe au saut du lit !

Et y a des jours comme ça où on se frotte les mains à l'idée de découvrir un roman qui va encore nous emmener loin.
Bienvenue dans le monde et dans la tête de Proie Dunoir, banshee au sens de l'humour corrosif, du genre à vous chercher des poux. Gaëlle K. Kempeneers a su allier action et parenthèses humoristiques tout en prenant le temps de bien poser les choses. Ses personnages laissent une forte impression, chacun à leur manière. Il y en a pour tous les goûts, aussi devriez-vous en trouver un qui vous aille comme un gant.
Proie Dunoir n'est pas de ceux qui se laissent marcher sur les pieds ni dicter leur conduite. Elle fonce dans le tas, pieu rétractable à portée de main, et elle défonce les serrures à coups de cris (si c'est pas la classe internationale, ça ?). Et inutile de vous préciser que l'intrigue tient la route. 400 pages le bébé. 400 pages de rebondissements ; c'est qu'on y casse du vampire et on y cause avec des fantômes. Bref, il y a de l'ambiance et l'auteur sait manier le clavier. À découvrir. Vraiment. Ça sort incessamment sous peu. Le 18, pour être précise.

Ma note : ★★★★★ ♥

Proie Dunoir – Gaëlle K. Kempeneers – roman – Walrus

mardi 9 juin 2015

Mortal Derby X : et que ça roule !

Molly Pop est une jammeuse, une vraie, un fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad DerbyTM. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau. Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la ville flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.

Sitôt acheté ce week-end, sitôt lu. Et d'une traite ! Pour vous mettre tout de suite dans l'ambiance, je ne me rappelle pas avoir dévoré un bouquin si vite. Pour cause, ça chie des bulles, ça rue dans les brancards, ça se vole dans les plumes. Des nanas badass sur une piste de derby où tous les coups sont permis ? Je signe ! Un bon pulp, quoi. Avec une vraie histoire, un vrai décor sur fond de SF et des personnages hauts en couleur.
Pour reprendre le slogan de Walrus, ici, il n'y a pas de danger pour que "le pulp reste en bas". Il y a de la vitesse. Toujours. C'est ça le secret : ne pas laisser au lecteur le temps de souffler. Alors on tourne les pages et on se laisse embarquer dans ce texte monté sur roulettes.
Le personnage de Molly Pop est efficace, incisif. Comme les autres, elle ne fait pas dans la douceur et carbure à la vengeance. Une fois sortie du Cocon, ça devient sa raison de vivre. Aller vite, toujours plus vite, faire mordre la poussière aux autres, elle sait faire. Elle est même la meilleure dans sa catégorie. Mais pour elle, la vengeance est un plat qui se mange chaud. Elle trouve donc le moyen d'être engagée dans une équipe de Roller-Quad et met ses nouvelles jambes à profit de sa nouvelle bande d'enragées.
En parlant de vitesse, petit bémol : j'ai eu un peu l'impression que la fin ressemblait plus à une débandade trop rapide, trop brève. Je reste sur ma faim et m'interroge sur une suite éventuelle. Ceci n'enlève cependant aucun charme à ce roman.
Vous aimez quand tout s'enchaîne, quand ça se tire les cheveux et que ça se crache dessus ? Le politiquement correct vous assomme ? Mortal Derby X, c'est que du bon et ça ne vous ruinera pas. Lisez. Coup de cœur assuré !

Ma note : ★★★★★ ♥

Mortal Derby X – Michael Roch – roman – Walrus – 0,99€

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lundi 8 juin 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #36






Lectures précédentes : Le cauchemar d'Innsmouth - H. P. Lovecraft - nouvelle - J'ai Lu / Un tour de montagnes russes le soir de la Saint-Thorlak - Julien Morgan - nouvelle - autoédition / Royal Derby X - Michael Roch - roman - Walrus

Lecture actuelle : Doctor Who : L'horloge nucléaire - Oli Smith - roman - Milady

Lecture à venir : Chronique d'une humanité augmentée - Pascal Bléval - nouvelles - autoédition

Ça fait un bon gros mois que je n'ai plus partagé mes lectures sur ce blog, car je n'ai pas beaucoup lu depuis. Cette année ne sera pas faste à ce niveau, je le crains. Quoi qu'il en soit, j'ai noté deux coups de cœur en l'espace de deux semaines (un peu plus en réalité, mais on ne va pas chipoter). J'ai nommé Le cauchemar d'Innsmouth de Lovecraft (que l'on m'a si bien conseillé) et Royal Derby X, un pulp explosif bourré de nanas badass signé Michael Roch chez Walrus (qui renoue donc avec ses origines). Entre-deux, il y a une nouvelle trop courte à mon goût, contrairement à son titre à rallonge.
Pour le reste, on prend les mêmes et en recommence... en espérant réussir à lire ça.

jeudi 21 mai 2015

Le cauchemar d'Innsmouth : et le cauchemar prend vie

Innsmouth... C'est le hasard qui m'y conduisit, durant cet été où je fêtais ma majorité en parcourant la Nouvelle-Angleterre. Je voulais me rendre à Arkham, mais le prix du billet de train me fit hésiter. C'est alors que l'employé des chemins de fer me parla de ce vieil autobus, que presque personne n'empruntait. Parce qu'il passait par Innsmouth... Mais pourquoi les gens évitaient-ils cet ancien port de pêche, comme si ses habitants avaient la peste ? Après cette horrible nuit que je passai là-bas, je compris. Je réussis pourtant à m'échapper, de justesse. Était-ce vraiment une chance ? J'ignorais alors que le cauchemar ne faisait que commencer...

Je viens de lire Le cauchemar d'Innsmouth (également connu sous le titre L'Ombre sur Innsmouth) d'une traite et je n'ai qu'un mot à dire : waouh !
Les descriptions de Lovecraft constituent le plus gros du texte et l'imagination du narrateur Robert Olmstead, couplée à celle du lecteur, prend vite le relais. Mais replaçons le contexte.
Robert Olmstead voyage pour fêter sa majorité et s'arrange toujours pour économiser sur le trajet. Aussi quand on lui parle d'un bus qui lui permettrait de rejoindre la ville fictive d'Arkham à moindre coût, il n'hésite (presque) pas à y monter. Seul hic : Innsmouth, une ville que chacun évite avec un soin tout particulier. Des histoires, des rumeurs circulent sur son compte et sur ses habitants. L'étrange apparence de ces derniers attise le dégoût. Innsmouth n'est pas un endroit où il fait bon jouer les touristes. Féru d'architecture, Robert décide pourtant de jeter un coup d'œil sans pour autant se risquer à attirer la curiosité sur lui. Du moins ses intentions allaient-elles en ce sens. Parce qu'à chaque fois, c'est comme si un élément l'intriguait et l'entraînait un peu plus loin dans des recherches dont il ne soupçonnait pas l'existence des heures auparavant.
Une atmosphère oppressante se dégage de ces lignes. Une aura mystique tissée de mythes, de culte étrange et de bijoux aux figures repoussantes. Innsmouth a tout de cette ville infernale qui ne s'en cache pas, mais qui demeure cependant mystérieuse à souhait. Installée en bord de mer et retirée au-delà de marécages et d'une route très peu fréquentée, elle tient encore à peine debout. L'auteur joue énormément sur son apparence, sur ses rues étroites et sombres. Quelques endroits deviennent les piliers de ce qui ressemble beaucoup à une ville fantôme, sauf que celle-ci est habitée.
Il y a quelque chose de malsain dans ce livre (et je n'ose même pas parler de l'odeur de poisson qu'on a l'impression de sentir à travers les pages). Difficile de retranscrire dans une chronique tout ce qui émerge du Cauchemar d'Innsmouth, de ses rouages et de ce que ressent le lecteur en le refermant. Je m'arrêterai donc ici et le meilleur conseil que je puisse vous donner est celui de le lire. Personnellement, j'enchaîne avec Les Montagnes hallucinées du même auteur.

Ma note : ★★★★★ ♥

Le cauchemar d'Innsmouth – H. P. Lovecraft – nouvelle – J'ai Lu – 4€

mercredi 29 avril 2015

Khashoggi : on prend les mêmes et on recommence !

Déterminée à lever le mystère entourant l'Holocauste de Mendung et les agissements étranges de la CRSED, Tallulah Eddystone accepte de participer à une mission de sauvetage sur la planète Khashoggi, à treize années-lumière de Zêta du Toucan, où les Mendungiens ont établi un avant-poste. Pendant ce temps, la Marine spatiale est sur le pied de guerre : après la destruction du Casey Sphere, Michael a été fait prisonnier par l'ennemi. Ce n'est peut-être plus qu'une question de temps avant que les Destructeurs de Mondes apprennent l'existence de la Terre...

La vraie question n'est pas ici de savoir si j'ai aimé le livre (j'ai adoré), mais plutôt comment je vais le chroniquer sans vous spoiler à tout va. Promis, je vais faire de mon mieux.
Dans le seconde volet de ce diptyque, on reprend donc les mêmes et on recommence. Et comme il s'agit d'un tome deux, l'entrée en matière, forcément, est plus rapide. Les personnages se retrouvent très vite la tête la première dans les ennuis, et ceux-ci sont de taille. On les sent tout de suite à leur place. Une fois encore, ils sont nombreux, mais chacun a son utilité et une personnalité qui apporte quelque chose au récit.
Khashoggi est moins technique que son prédécesseur, plus vif. Il ne se lit pas, il se dévore. Les chapitres sont pensés de telle manière à ce que le suspens dure le plus longtemps possible. On retrouve cette verve propre au premier tome, son côté recherché, précis, minutieux. Il y a de l'exploration, de vilaines bêbêtes... bref, de quoi contenter les amateurs de nouvelles planètes et de faune locale. Ce second volet clôt à merveille ce que Mendung avait installé.
Khashoggi est mon premier coup de cœur livresque de l'année, il était temps !

Retrouvez ma chronique de Mendung.

Ma note : ★★★★★ ♥

Les étoiles regardent aussi T2 : Khashoggi – Julien Morgan – roman – auto-édition – 3,51€

lundi 20 avril 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #35






Lectures précédentes : Les étoiles regardent aussi T1 : Mendung - Julien Morgan - roman - autoédition / Les étoiles regardent aussi T2 : Khashoggi - Julien Morgan - roman - autoédition

Lectures actuelles : Felicity Atcock T1 : Les anges regardent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu / Doctor Who : L'horloge nucléaire - Oli Smith - roman - Milady

Lecture à venir : Chronique d'une humanité augmentée - Pascal Bléval - nouvelles - autoédition

Je ne pense pas me tromper en disant que j'ai repris la lecture après une période creuse : Khashoggi englouti en à peine deux soirées, un Doctor Who bien entamé, mais une PÀL qui fait yoyo (entre les livres lus, ceux achetés et lus dans la foulée, ceux que l'on me propose en service presse...).

Les chroniques reprendront donc peu à peu du service, parfois couplées à un questions-réponses avec certains auteurs. J'espère pouvoir faire en sorte que ça tombe juste à chaque fois.

vendredi 3 avril 2015

Mendung : à la recherche du signal perdu

Un demi-siècle après qu’un signal extraterrestre a été capté à l’observatoire de Lembang, en Indonésie, le vaisseau d’exploration le Geminga découvre, dans la constellation du Toucan, une planète qui pourrait en être l’origine. Malheureusement, à peine a-t-il débarqué dans le système solaire que le monde est attaqué par une armada de vaisseaux spatiaux et dévasté par des milliers d’explosions thermonucléaires. À la fois choqué par cette tragédie et inquiet des retombées politiques, l’entrepreneur Jari Orison lance une mission scientifique dans l’espoir de comprendre ce qu’il s’est passé.

J'ai mis un peu de temps à le lire celui-là. Pas la tête à la lecture, fatiguée (pour une fois que je sens la fatigue)... Quoi qu'il en soit, j'ai vaincu et j'ai enfin lu Mendung. Bien, mais pas vite, donc. La faute à un côté un poil trop technique pour moi, je pense. Tant que ça ne dessert pas le récit... Le récit, justement, parlons-en. Assez technique comme je le disais et c'est pour le bien de l'ensemble qui, du coup, gagne en crédibilité. J'ai eu du mal à accrocher au début, mais on se laisse doucement embarquer dans cette histoire aux temps morts quasi inexistants.
Écriture fluide et sans fioritures, on entre dans le vif du sujet. Voilà un space op qui fait son petit effet et que l'on prend plaisir à voir se mettre en place. Peut-être un peu beaucoup de personnages d'un coup. D'habitude je suis douée pour retenir les noms. Pas là. Allez savoir pourquoi ! Bref. Nous suivons les pérégrinations de tout un panel de personnages : scientifiques, militaires, politiques... Il y a de la matière, une trame solide, des prises de bec... Tout ce que j'aime et qui me fait accrocher à un bouquin.
On sent une documentation et un réel travail en amont de la part de l'auteur. Son univers scientifique a au moins le mérite d'être cohérent et ça ne fait pas de mal. Les transitions entre chaque chapitre (sorte de revue de presse) sont les bienvenues puisqu'elles permettent au lecteur de se dresser un portrait de notre monde à venir.
J'ai remarqué un ou deux mots manquants. Pas de quoi fouetter un chat, cela dit. L'intrigue est efficace, rondement menée. Les protagonistes sonnent vrai et on ne croule pas sous une masse d'informations à leur sujet. En somme, un récit clair, net et précis qui fonctionne par bonds dans le temps (entendez par là que les évènements ne sont pas forcément linéaires).
Il n'y a plus qu'à découvrir la suite et ça tombe bien, elle est sortie hier.

Je remercie Morgan pour sa "grande mansuétude dominicale" grâce à laquelle j'ai obtenu mon exemplaire gratuitement.

Ma note : ★★★★☆

Les étoiles regardent aussi T1 : Mendung – Julien Morgan – roman – autoédition – 3,11€

lundi 30 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #34





Lectures précédentes : Les murs de l'enfer - Jérôme Equer - essai - Albin Michel, collection Pierre Bellemare

Lecture actuelle : Les étoiles regardent aussi T1 : Mendung - Julien Morgan - roman - autoédition / Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai lu

Lecture à venir : Doctor Who : L'horloge nucléaire - Oli Smith - roman - Milady

J'ai terminé Les murs de l'enfer et globalement, j'ai bien aimé malgré des récits assez inégaux. L'ensemble est raconté de manière plutôt banale et je trouve que ça empêche une ambiance de se dégager alors qu'il y aurait de quoi faire. Un peu déçue, j'ai décidé de me rabattre sur des valeurs sûres, à savoir SF et fantastique.

J'ai presque fini le tome 1 des Étoiles regardent aussi. Un peu de mal à accrocher au début, mais on se laisse doucement embarquer dans cette histoire aux arrière-goûts de hard SF. Je n'en lirais pas tous les quatre matins, mais une fois de temps en temps, ma foi...
En parallèle, je me suis replongée dans le tome 1 de Felicity Atcock. Drôle, pétillant... À l'image de son auteur !

Ensuite je pourrais m'attaquer aux nombreux livres reçus à mon anniversaire. L'horloge nucléaire ouvrira le bal. Je me régale d'avance !

mardi 10 mars 2015

Doctor Who : La chasse au mirage. "Les apparences sont parfois trompeuses"

En 1936, des fouilles mettent au jour les reliques d'une autre époque, d'une autre planète... Mais pourquoi Rory n'a-t-il jamais entendu parler de cette découverte ? Et si le réel n'était que pure fabrication ? Quant à Amy, elle est persuadée que le Docteur est originaire de Mars et ce dernier perd tous ses repères. Car comment vaincre un ennemi capable d'altérer le réel à volonté ?

Alors par quoi commencer ? Une chronique d'un roman Doctor Who est toujours une délicate affaire puisqu'il faut parler du bouquin en gardant la série à l'esprit sans pour autant mélanger les deux. En effet, les plumes de chaque auteur étoffant le whoniverse sont toutes différentes, mais gardent le même objectif : rester le plus fidèle possible à l'esprit de la série télé.
Nous retrouvons donc ici les Pond ainsi qu'Eleven et ses fantasmagories habituelles (et c'est rien de le dire). Ce dernier est peut-être un poil plus tordu qu'à l'écran, mais dans l'ensemble, le perso ne change pas des masses et conserve son côté délirant à toute épreuve. Amy est toujours aussi spontanée et réactive. Rory, lui (et pour changer) n'est pas à la traîne, bien au contraire ! Son personnage est exploité différemment ; il entretient même une sorte de complicité avec le Docteur. C'est un point vraiment bienvenu !
Trois bémols néanmoins, malgré une lecture très agréable. Premièrement, l'apparition de notre trio est un brin tardive. Après la cinquantième page. On se retrouve finalement avec presque un quart de récit sans eux et ça ôte un peu de son charme au bouquin. Mais ! car il y a un mais : l'entrée en matière du Docteur est pour le moins surprenante (non, je ne spoilerai pas). Deuxièmement, la couverture en dit beaucoup beaucoup trop sur ce qui va se passer. Pour preuve, j'avais deviner tout de suite qu'il y aurait ceci et cela (je ne spoilerai toujours pas). Et comme on n'achète pas un bouquin les yeux fermés, au propre comme au figuré... Troisièmement : la fin. Trop succincte. Pas bâclée, mais en tout cas exploitée à son minimum. Juste une succession de péripéties, d'explications dont seul le Docteur a le secret et voilà. Je n'ai pas ressenti le danger ni l'urgence tenus dans les propos d'Eleven. Je n'ai eu peur pour les protagonistes à aucun moment. Et je ne me suis pas laissée avoir par le mirage. En revanche, concernant le titre, une apparence peut en cacher une autre.
Pour le reste, c'est fun, drôle et déjanté. Comme chacun des romans de la franchise que j'ai lus jusqu'à présent.

Ma note : ★★★★☆

Doctor Who : La chasse au mirage – Gary Russell – roman – Milady – 7€



vendredi 6 mars 2015

"Marvin" saison 1 : un poinçonneur pas comme les autres

D’un côté, y a Marvin, un jeune gars qui pète un câble, un jour, dans l’métro. Et qui bute un mec parce que ce mec s’est assis sur lui sans s’excuser. La fois de trop, quoi. Genre la goutte d’eau qui fait déborder l’vase. Du coup, ça lui donne des idées. Radicales et extrémistes. Alors ce crime promet d’être le premier d’une longue série. D’un autre côté, y a Miles. Ex-flic, aujourd’hui alcoolo, dont la femme s’est sauvagement fait assassiner quelques années auparavant. Mais il garde ses entrées dans son ancien commissariat. Et le chef le rappelle, quand le tueur du métro fout le bronx dans Paris. Au fond, Marvin et Miles se ressemblent. Aussi écorchés vifs l’un que l’autre, aussi névrosés, chacun à sa manière. Difficile de dire lequel des deux est le plus abîmé, lequel est le plus cinglé, lequel traîne les plus sombres secrets. Difficile de prévoir ce que va donner le face-à-face final. Parce que, ouais, bien sûr qu’il va y avoir un face-à-face final. Quand Miles aura fini de traquer Marvin. Un petit conseil : si vous prenez l’métro, bousculez pas Marvin.

Alors en effet, il n'est pas commode le Marvin. Ni Miles d'ailleurs. Sauf que quand la quatrième de couverture dit que finalement ils se ressemblent, je ne pensais pas que ce serait à ce niveau ! C'est là le premier point noir de cette saison 1. Un langage familier et une obsession qui semble sans limite les rend plus similaires qu'il n'y paraît au début. Un peu trop similaires même, c'en est parfois à se demander qui s'exprime. Si l'un n'était pas le tueur en série et l'autre l'ancien flic, s'il n'y avait pas d'un côté le gars du métro et de l'autre le pilier de comptoir, rien, absolument rien ne les différencierait. Et c'est bien là le problème majeur que j'ai ressenti : pas assez de différenciation, de caractérisation. Miles est le cliché de l'ex-flic qui a perdu sa femme et qui cuve régulièrement dans son bar préféré. Marvin est le cliché de celui qui a rencontré des problèmes dans sa jeunesse et qui le poussent à tuer.
Globalement, j'ai trouvé l'ensemble répétitif. Marvin qui franchit les tourniquets, par exemple, ou Miles qui cause avec son ami imaginaire. Peu de passages m'ont tenue en haleine, car on reste surtout dans l'esprit de Marvin, à essayer de comprendre pourquoi il commet des meurtres, ce qui le motive. Et il raconte souvent la même chose. Sa vie n'est pas trépidante. Problèmes de sommeil, le boulot, le dossier avec lequel une collègue l'ennuie, la fille avec laquelle il aimerait sortir. Et son café.
Deuxième point noir : je n'ai pas ressenti l'impact de Miles sur le récit. Le plus souvent, j'ai l'impression qu'il fait partie des meubles. Il boit, parle tout seul, pense à sa femme. Il n'enquête pas vraiment, plutôt obnubilé par des choses pas très catholiques. Les personnages ne sont pas inintéressants, mais suivre Marvin dans l'élaboration de ses meurtres, suivre le fil rouge de ses pensées tordues et les rouages de son côté sombre a été intéressant. De ce côté, notre tueur en série tient toutes ses promesses, de même que le final plein de suspense. L'écriture est quant à elle correcte, pas transcendante non plus, et l'intrigue tient la route.

Je tiens à remercier les organisateurs de l'opération Masse Critique de Babelio ainsi que les éditions La Bourdonnaye pour la découverte de ce livre.

Ma note : ★★☆☆☆

Le Poinçonneur des Lilas... et d'ailleurs – Vincent Virgine – série – La Bourdonnaye, collection Pulp – 12,99€

lundi 2 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #33








Lectures précédentes : Sous les couvertures - Bertrand Guillot - roman - rue Fromentin / Les aventuriers de la mer T2 : Le navire aux esclaves - Robin Hobb - roman - France Loisirs, collection Piment / Le mouton noir - Lilian Peschet - nouvelle tirée du recueil Les bris de futur - La matière noire / Métropolengrenages - Cécile Duquenne - nouvelle gratuite - Wattpad / Doctor Who : La chasse au mirage - Gary Russell - roman - Milady

Lecture actuelle : Les murs de l'enfer - Jérôme Equer - essai - Albin Michel, collection Pierre Bellemare

Lecture à venir : Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai lu

Pfiou ! Ça fait un moment que je n'ai pas partagé mes lectures et pour cause : je n'ai presque pas lu en décembre et ça a été aussi bof-bof en janvier. Par contre, je me suis un peu rattrapé le mois dernier.
J'ai lu Sous les couvertures de Bertrand Guillot dans le cadre de la Rentrée des matchs littéraires organisés chaque année par PriceMinister, et je n'ai pas trop accroché. J'ai regretté que les livres, qui notons-le, possèdent dans ce bouquin une conscience propre, n'aient pas eu des mouvements mieux définis. L'ensemble de leur évolution reste floue et l'originalité du récit ne permet pas de sauver les meubles.

Heureusement, j'ai découvert Wattpad et ses textes gratuits entre-temps et lu Métropolengrenages de Cécile Duquenne ainsi que Le mouton noir de Lilian Peschet (ça m'a donné envie d'acheter le recueil, dis donc !).

Pareil avec le tome 2 des Aventuriers de la mer (toujours un régal, en plus un perso qui m'agaçait dans le tome 1 commence à devenir intéressant) et La chasse au mirage de Doctor Who. Je me suis laissée embarquer dans ce dernier, en deux soirées c'était plié. Quelques minuscules bémols, mais rien qui dénature le whoniverse.

Demain je commence Les murs de l'enfer, que l'on m'a prêté. Puis je continuerai sur ma lancée avec le tome 1 de Felicity Atcock, qui arbore une jolie dédicace de Sophie Jomain.