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jeudi 29 janvier 2015

"Le Triomphe de l'Impératrice" : l'importance d'avoir des Atouts dans sa manche

Et si le destin n'était qu'une intelligence artificielle quantique ?
Les Atouts du Tarot ne prédisaient pas l'avenir : ils l'écrivaient, supprimant toute incertitude quant au futur. Mais une poignée d'hommes réussit à renverser la tyrannie de ces immenses vaisseaux pourvoyeurs de destinée. En tout cas, c'est ce que dit la version officielle de l'Histoire...

Plus je lis Cécile, plus je trouve mon écriture lamentable à côté de la sienne, qui est toujours au top par rapport aux thèmes qu'elle aborde. Une fois de plus, son texte est riche et magnifiquement construit : les éléments s'emboîtent à la perfection. C'est un délice de découverte. Mais ces points positifs ne m'ont pas aidée à adhérer à cette lecture.
La science fantasy a chez moi ce défaut de m'imposer un long temps d'adaptation. L'univers est peut-être trop riche pour le format nouvelle et les transitions un peu rapides et abruptes de prime abord. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages ni au récit. L'aspect Tarot m'a beaucoup déstabilisée, sortie de ma lecture.
Je pense qu'il faut vraiment apprécier le combo quantique/Tarot pour apprécier cette œuvre étonnante à sa juste valeur. Car les descriptions sont de toute beauté et l'inspiration de Cécile au beau fixe.

Ma note : ★★☆☆☆

Le Triomphe de l'Impératrice – Cécile Duquenne – nouvelle – éditions Voy'[el], collection E-courts – 0,99€

mercredi 31 décembre 2014

"Sous les couvertures" : pas grand-chose sous celles de ce roman

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s'éveillent et se racontent leurs histoires... Mais ce soir, l'heure est grave : les nouveautés viennent d'arriver, et les romans du fond de la librairie n'ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s'unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu'ils n'ont pratiquement aucune chance...

C'est l'apparente originalité du récit qui m'a poussée à le choisir pour les Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten. Et si je n'ai pas été déçue de ce côté, l'ensemble reste assez fade.

Bien que donner la parole à des bouquins est une super idée, l'éventail de personnages (fort nombreux au vu des péripéties) ne permet ni de l'étoffer ni d'y apporter quoi que ce soit. Trop de protagonistes humains déboulent dans le récit pour appuyer/soutenir un élèvement, après quoi ils disparaissent. J'ai eu la sensation que ceux-ci bouchaient des trous que l'auteur creusait lui-même. Le personnage du libraire qui ne croit pas en l'avenir du livre m'a complètement sortie de ma lecture et même s'il reflète parfaitement le marché littéraire actuel, je l'ai trouvé déconnecté du texte.
Malheureusement, l'écriture élégante et le style agréable de Bertrand Guillot ne permettent pas de sauver ce qui, au départ, s'annonçait comme une lecture qui sortirait des sentiers battus. À l'instar de leur caractère bien défini, les mouvements des livres paraissent flous, peu réalistes, et leur prise de position fantasque. L'ensemble manque d'un dynamisme qui aurait permis de refermer l'ouvrage avec plus qu'une flopée de morales et de paroles bien pensantes. Force est de constater qu'au-delà des constatations, il ne se passe pas grande-chose sous la couverture du roman de Bertrand Guillot.

Ma note : ★★☆☆☆

Sous les couvertures – Bertrand Guillot – roman – rue Fromentin – 16€

lundi 22 décembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #32









Lectures précédentes : Indomptables passions - Anne Rossi - roman - Harlequin / Gaston Lagaffe 1, 2 et 3 - Franquin & Jidéhem - Dupuis / Le Triomphe de l'Impératrice - Cécile Duquenne - éditions Voy'[el] collection E-courts

Lectures actuelles : Sous les couvertures - Bertrand Guillot - roman - Rue Fromentin / Les aventuriers de la mer T2 : Le navire aux esclaves - Robin Hobb - roman - France Loisirs collection Piment / Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu

Lecture à venir : aucune idée. Peut-être Métamorphose en bord de ciel de Mathias Malzieu

J'ai pas mal lu ces deux dernières semaines, et un peu de tout. De la romance à de la fantasy en passant par de la SF originale. J'ai chroniqué Indomptables passions dans la foulée. Ma chronique du Triomphe de l'Impératrice est écrite, il n'y a plus qu'à la publier sur le blog. Je n'ai pas trop apprécié les références au Tarot même si j'admets que l'ensemble est vraiment bien pensé et ficelé.
J'ai prévu de finir Sous les couvertures cette semaine pour le chroniquer avant le 31, comme convenu pour les Matchs de la rentrée littéraire. Il me reste moins de cent pages pour terminer le T2 des Aventuriers de la mer. Un régal ! Quant à Felicity Atcock, je n'ai malheureusement pas avancé d'un pouce mais je compte me rattraper.

jeudi 18 décembre 2014

"Indomptables passions" : des demoiselles qui n'ont pas froid aux yeux

Elles sont cinq. Cinq héroïnes, toutes d’origines différentes, héritières rebelles ou sages, pures comme l’eau claire ou cachant farouchement leur secret. Chacune avec sa personnalité, son histoire et ses rêves. Mais toutes réunies par une chose : au printemps de leur vie de femme, une rencontre inattendue va bouleverser leur avenir apparemment tracé d’avance. Une rencontre au goût d’interdit, de celles qui vous entraînent dans une passion indomptable. Précipitées par le destin dans les bras d’hommes auxquels tout les oppose, poussées par un tempérament ardent, insoumises dans l’âme, elles devront choisir entre l’appel du cœur et celui du devoir, et traverser les exquis et dangereux tourments du désir. Zulie, Marianne, Isabelle, Hortense et Victoire… L’une après l’autre, elles vont vibrer au rythme de leur nouvelle destinée : l’ivresse de la passion...

A propos de l’auteur : De la romance, des coups de théâtre, des héroïnes fortes et de mauvais garçons : voilà la recette fétiche d’Anne Rossi. Auteur française publiée à l’origine dans la collection numérique Harlequin HQN, Anne Rossi signe pour la première fois une saga captivante dans la collection « Les Historiques ».

J'ai lu Indomptables passions (l'équivalent papier de la saison 1 des Enkoutan chez HQN) dans le cadre du dernier "Week-end à 1000" organisé sur Livraddict. En quelques heures c'était plié. Le style d'Anne Rossi est fluide, agréable, les dialogues souples. Le côté historique ne présente que les détails utiles, juste assez pour situer et imaginer l'action. L'ensemble se déroule dans l'univers des pirates, à la fois sur mer et sur terre. J'adore ! Mention spéciale à tous ces petits je ne sais quoi qui différencient chaque romance et les rendent toutes sensuelles sans tomber ni dans le cliché ou la facilité ni dans la vulgarité. Les points de vue bien distincts aident à la compréhension globale et à l'appréciation de chaque protagoniste. Pas un n'est de trop.
Malheureusement (tout ne peut pas être parfait), les personnages tombent un peu trop vite amoureux à mon goût. Il n'y a pas d'acclimatation mais je ne le reproche pas, car j'ai conscience d'avoir lu des romances. Pour finir, j'ajouterai que l'histoire entre Marianne et Olivier (dans la Robe rouge) m'a paru peu crédible du fait des actes commis par Olivier (et qui se répercutent directement sur Marianne). 

Ma note : ★★★★☆

Indomptables passions – Anne Rossi – roman – Harlequin – 6,90€

mardi 16 décembre 2014

"Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" : il faut de tout pour faire un monde !

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis ? un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...). Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle. Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Je ne me rappelle pas avoir lu un jour un roman épistolaire, forme qui convient parfaitement à la quinzaine de personnages qui se bousculent ici au portillon. Je ne ressors pas déçue de cette expérience, loin de là malgré quelques bémols.
Pour commencer, le fond et la forme. Je n'ai rien à redire, j'ai pris plaisir à découvrir ces lettres tantôt enjouées, tantôt railleuses, tantôt terribles. Ce bouquin décortique tout un pan de l'Histoire (on en apprend des choses !), jusqu'à l'intérieur même d'un camp de concentration. On frissonne, on grimace de dégoût. Un éventail varié de personnalités permet d'obtenir une œuvre riche, basée sur tous les fronts : l'île de Guernesey, le continent... Les points de vue sont multiples et offrent une diversité à toute épreuve. Il n'y a pas d'action dans ce livre et pourtant, il nous tient en haleine. C'est ça qui est formidable je trouve.
Qu'un écrivain soit sur le devant de la scène m'a enthousiasmée. Le rapport de Juliet à l'écriture n'a rien de bienfaiteur ni d'apaisant puisqu'elle se trouve confrontée au syndrome de la page blanche. Ses recherches l'amènent à évoluer professionnellement et personnellement, elle en apprend à peu près autant sur les autres que sur elle-même. Et c'est tout à fait ça, être écrivain.
En revanche, tant de bons points n'empêchent pas quelques ombres au tableau, à commencer par l'explication sur le pourquoi du comment du parce que du cercle. Celle-ci arrive un poil tard : le lecteur s'interroge, c'est bien au début et puis ça lasse un peu. Et contrairement à l'évolution flagrante de Juliet, je n'ai pas beaucoup senti celle entre les autres protagonistes. Certains tombent dans l'oubli, puis réapparaissent puis... De ce fait, la fin me paraît un tantinet précipitée ou mal amenée. Au choix.

"Avez-vous remarqué que, lorsque votre esprit est focalisé sur une personne, sa présence se manifeste partout où vous allez ? Mon amie Sophie appelle cela des coïncidences et Mr. Simplers, mon ami pasteur, la grâce. Il pense que quand on aime profondément une personne ou une chose, on projette une énergie à travers le monde qui lui apporte la fécondité."


Ma note : ★★★★☆

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates – Mary Ann Shaffer & Annie Barrows – roman – Nil éditions – 19,50€

vendredi 12 décembre 2014

Week-end à 1000, dernière session de l'année


Et c'est reparti pour un Week-end à 1000, folie de lecture qui consiste, je le rappelle, à lire 1000 pages du vendredi 19h au dimanche à minuit. Pendant que certains essaient d'écrire un roman en trois jours, moi j'ai choisi trois livres pour cette session (la deuxième à laquelle je participe), toujours organisée par Lili bouquine :
  • Indomptables passions d'Anne Rossi ;
  • Nez-pointu hérisson, roman jeunesse qui m'avait marquée enfant ;
  • Le navire aux esclaves, tome 2 des Aventuriers de la mer de Robin Hobb ;
  • et un petit bout de Dracula pour boucler la boucle.

Je vous ajoute les couvertures, même si je n'ai pas trouvé celle de Nez-pointu hérisson (je sais qu'il date de 1977 mais quand même).




- Vendredi 12.12.2014 -

22h : je viens de terminer Nez-pointu hérisson que j'ai lu d'une traite, et lu les 66 premières pages d'Indomptables passions.221 pages.  À suivre demain.

- Samedi 13.12.2014 -

17h : je termine Indomptables passions, ce qui m'amène à 466 pages lues. J'espère atteindre les 550-600 d'ici ce soir. Et pour rester dans les pirates, j'attaque le tome 2 des Aventuriers de la mer.
20h30 : p.92 des Aventuriers de la mer, 558 pages.

- Dimanche 14.12.2014 -

15h15 : j'ai atteint la moitié du tome 2 des Aventuriers de la mer, soient 690 pages.
16h20 : petite pause dans le Navire aux esclaves, p.250. Changement de dernière minute, j'ai envie de lire quelque chose de léger ; la collection de Gaston de mon Zniak me fait de l'œil. Allez, tome 1 lu. 764 pages lues.
19h30 : j'arrête même si je n'ai pas atteint les 1000 pages. Je suis néanmoins satisfaite de mes lectures, et le principal est de participer, non ? J'en suis donc à 856 pages, dont deux autres albums de Gaston.

lundi 24 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #31







Lectures précédentes : Les Naufragés de la Cité d'Or T1 - Jean Sébastien Blanck - roman jeunesse - Alzabane éditions / Une nuit au Louvre - Jo Ann von Haff - nouvelle - Atramenta / La plus belle qui soit - Cindy Van Wilder - nouvelle

Lectures actuelles : Cher Mr Darcy - Amanda Grange - roman - Milady / Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu / Sous les couvertures - Bertrand Guillot - roman - Rue Fromentin

Lecture à venir : Les aventuriers de la mer T2 : Le navire aux esclaves - Robin Hobb - roman - France Loisirs collection Piment

J'ai terminé le tome 1 des Naufragés de la Cité d'Or, un roman jeunesse que j'ai pu apprécier à sa juste valeur en tant qu'adulte. Quelques points négatifs mais rien de bien méchant. Vous pouvez lire ma chronique sur ce blog. Dans la foulée, j'ai décidé de lire Une nuit au Louvre, une nouvelle humoristique qui nous emmène de l'autre côté du tableau en compagnie de La Joconde. Simple et original. Je devais aussi lire la Plus belle qui soit depuis un moment. C'est maintenant chose faite. Je précise que ces deux nouvelles sont gratuites et que vous les trouverez en cliquant sur les titres.

Ayant plus que profité des dernières offres de l'opé 1000k lancée par Bragelonne/Milady/Castelmore, j'ai englouti les trois-quarts de Cher Mr Darcy vendredi soir. Je le terminerai cette semaine. Lecture sympa, mais comme je n'ai jamais lu Orgueil et Préjugés... Avec tout ça (entendez par là les bouquins reçus pour Masse Critique, les livres gagnés ou achetés à prix très minis), je n'ai pas vraiment continué Felicity Atcock et je le déplore. Je dois lire et chroniquer Sous les couvertures avant fin décembre, donc je risque encore de repousser.

Enfin, quand j'en aurai fini avec tout ça, j'attaquerai (j'avais dit après le NaNo donc c'est tout bon) le tome 2 des Aventuriers de la mer, qui attend bien sagement dans ma bibliothèque infernale.

mardi 21 octobre 2014

"Ici Paris d'hier à avant-hier" : un formidable bond en arrière

Edition spéciale pour les 100 ans de Gisèle Casadesus. En librairie le 21 août !

Aux pieds du Sacré-Coeur, dans le petit salon du 2 rue de Steinkerque, Gisèle Casadesus, sociétaire de la Comédie-Française et comédienne, parle à Isabelle Blondie de sa ville et de cet appartement où ses parents ont vécu, et où elle est née. Elles se promènent du côté de Montmartre, de Pigalle, font une escapade aux bois, une autre à l'Hippodrome de Montmartre pour qu'avec ce lieu mythique, renaissent de son souffle les débuts du cinéma ; et elles filent, pour quelques emplettes 1900 du côté de l'Opéra avant d'évoquer la salle sous l'Occupation. Les voilà déjà dans les coulisses de la Comédie-Française, traversant les modes et saluant ses icônes, et Isabelle se retrouve dans le petit salon, comme débarquée par une machine à remonter le temps.
« Lors de ce pas de deux, j'ai écouté cette voix sans âge résonner en moi, un privilège et l'impression que j'entrais dans la confidence de Paris. »

Encore un livre gagné grâce à Masse Critique de Babelio !
Il est ici question d'une histoire qui a traversé les âges au cœur de Paris, passant du N&B à la couleur et du cinéma muet au cinéma parlant. Les premiers pas du 7ème art constituent un passage décisif dans la vie de Gisèle Casadesus puisqu'elle est comédienne et, du haut de ses cent ans, elle contemple toujours Paris. Un texte intime, poignant, avec ses passages incisifs et ses moments précieux.
Ce livre est un fantastique bond en arrière, même pour moi qui suis encore jeune. J'ai ressenti la nostalgie de l'époque où je vivais chez mes parents, quand ma mère sortait une cassette vidéo d'un vieux film en N&B, quand ma sœur regardait Sissi à chaque vacances de Noël. Elles m'ont fait découvrir la version originale de Belphégor, L'île aux trente cercueils. Je me rappelle aussi les lundis après-midi quand je rentrais pile à l'heure du lycée pour voir le film de quinze heures sur France 3 avec ma mère. Elle a bien essayé de me faire apprécier Gabin, sans succès (je reste fidèle à de Funès). Je retrouve cette ambiance avec Ici Paris. Me voilà projetée dix ans en arrière et j'adore ça.
Je regrette cependant que Gisèle Casadesus ne s'attarde pas plus sur les années folles, période incontournable de Paris, mais elle ne vivait peut-être pas dans les bons quartiers (Montmartre et Montparnasse). Autre point négatif (et pas des moindres selon moi) : les photographies qui correspondent au texte avec trois-quatre pages de retard. C'est perturbant, ça nous fait remonter plusieurs paragraphes et ça a tendance à desservir le propos). C'est bête, d'autant que la mise en page est sobre et impeccable.

Mépris pour eux il y eut, mais selon Desnos, ce ne sont pas les films qui sont muets ; c'est le spectateur qui est sourd.

Ma note :★★★★☆

Ici Paris d'hier à avant-hier – Gisèle Casadesus & Isabelle Blondie – entretien – Chèvrefeuille Étoilée – 15€

lundi 13 octobre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #29



Lectures actuelles : Ici Paris, d'hier à avant-hier - Gisèle Casadesus & Isabelle Blondie - entretien - Chèvre-feuille étoilée / Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

Je savoure Ici Paris, gagné au dernier Masse Critique de Babelio en date. Un régal ! Je trouve juste dommage que certaines photographies correspondent parfois au texte avec trois pages de retard. Ce livre est bourré d'anecdotes et de références pour lesquelles je suis trop jeune, mais que je comprends néanmoins grâce à mes parents qui ont en partie baigné dans cette culture d'une autre époque (Louis Jouvet et Arletty, Montmartre, où la tante de mon père tenait un café...). Je continue aussi tranquillement mes épluchures de patates avec, il faut bien l'avouer, un plaisir grandissant.

jeudi 9 octobre 2014

"Animae" 2 : le jeu du (gros) chat et de la souris

« Ce dîner de fiançailles, je l’attendais depuis des semaines... Et il a fallu qu’un groupe de fous furieux planqué dans les sous-sols de Paris décide de faire sauter la moitié de la capitale, justement ce soir ! Du coup, on arrête la fête pour nous envoyer sur l’enquête, mon capitaine-fiancé et moi. Je suis de très mauvaise humeur. Dommage pour eux. Si ces gars-là n'ont jamais vu une panthère de mauvaise humeur, ils ne connaissent rien à la peur ! » 

Lou, 22 ans, travaille au département de Recherche sur l’Inexplicable de la DCRI, les services secrets français. Ses collègues lui reconnaissent un instinct stupéfiant pour différencier les coups montés du surnaturel. Bien entendu, aucun ne sait la vérité : même si elle a l’air d’une jolie blonde un peu fragile, la vraie nature de Lou est animale, elle se transforme à volonté. En panthère, de préférence. Alors évidemment, pour repérer les trucs bizarres (à part elle-même, s’entend), ça aide... On dévore les aventures de cette jeune femme débordant d’énergie et d’humour, dotée d’un sens acéré de la répartie, capable de ronronner avec son amoureux comme d’arracher la gorge de ses ennemis !

Lou et Joshua doivent se marier et sont toujours au top. Tout semble aller pour le mieux dans le petit monde des Daïerwolfs et de l'humain, mais de vilains terroristes ont décidé de faire exploser Paris. Une mission pile poil pour le Département des mystères et pour Lou, qui ne rêve que d'un peu de tranquillité. Sauf qu'entre les maniaques de l'explosif et une soirée peinarde avec son mâle, il y a un os et un sacré : un Chalcroc chasse le Daïerwolf. La communauté de Paris est sur les dents.
Les personnages sont attachants, les intrigues efficaces et bien amenées. Les ennuis tombent en cascade (pour notre plus grand bonheur, avouons-le). Le couple Lou/Joshua fonctionne à merveille, il est touchant, drôle. Certaines situations se révèlent poignantes à souhait. Et comme j'aime ce genre de scènes un peu trognons, j'ai fondu.
La Trace du coyote présente de bons enjeux, des retournements de situation efficaces, des protagonistes charismatiques. Force est néanmoins de constater que notre Roxane (inter)nationale a parfois été une vraie peau de vache (des vaches, des coyotes, des panthères... vous suivez ?). Un tome 2 qui ne fait pas dans la dentelle mais avec Lou, on s'y attendait un peu.

Ma note : ★★★★★ ♥

Animae T2 : La trace du coyote - Roxane Dambre - roman Éditions de l'épée

vendredi 3 octobre 2014

"L'amour meurtrier" : il n'y a pas que l'amour qui rende aveugle

Revenue à Paradise après sept ans d'absence, Emily Townsend a acheté un Bed and Breakfast qu'elle a transformé en hôtel. Pour se faire un peu de publicité avant l'ouverture officielle, Emily décide d'exhumer une affaire vieille de 15 ans - le meurtre d'une jeune femme, Jenny Wilcox - dont son établissement a été le théâtre. Mais remuer ces souvenirs macabres n'est pas du goût de tout le monde. Car derrière les façades pastel de ce charmant village sommeillent de terribles secrets. Et l'assassin de Jenny Wilcox circule peut-être encore dans les rues de Paradise... Emily pourra-t-elle compter sur le séduisant mais très mystérieux Matthew Steel pour l'aider à mener l'enquête et dévoiler la vérité ?

Je profite bien des livres mis à disposition gratuitement sur le site des éditions Harlequin. J’avais déjà lu l’Amant diabolique d’Amanda Stevens, une romance vampirique pas trop gnangnan que j’avais aimée. Ici, l’auteure nous emmène dans une ville très fermée où les secrets pleuvent, le tout sur fond d’enquête policière saupoudrée de romance. Si j’avais apprécié le caractère fort et indépendant d’Elena dans l’Amant diabolique, l’auteure m’a un peu déçue avec Emily dans l'Amour meurtrier. Le cliché « jeune femme ayant besoin d’être protégée par un bel homme » est trop présent, mais la complicité entre les deux personnages principaux est attendrissante et rattrape plutôt bien le coup. Le bouquin a été lu en deux soirées. L’intrigue, bien menée, m’a entraînée dans des caves sombres, sur des routes dangereuses, dans les abysses d’esprits dominateurs et terribles. Malgré un avis enthousiaste, j’ai trouvé la fin abrupte et soudaine concernant la romance entre les deux protagonistes. Leurs investigations, en revanche, m’ont satisfaite : nombreux rebondissements, mystère, doutes ; le tout bien dosé et bien amené. Je ne parlerai pas d’enquête à proprement parler car l’ensemble est très ciblé sur l’aspect romantique, mais il s’agit tout de même d’une petite surprise, malgré une plume parfois simpliste et réductrice.

Ma note : ★★★☆☆

L'amour meurtrier – Amanda Stevens – roman – Harlequin – disponible gratuitement sur le site de l’éditeur jusqu’au 30.12.2015.

mardi 30 septembre 2014

Bilan du 3ème trimestre

* Écriture *
Un bon bilan malgré deux semaines de vacances en août. Environ 34000 mots pendant le Camp NaNoWriMo et 66000 en tout. J'ai quasiment bouclé la saison 1 de Rune, idem pour Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Il y a eu aussi quelques nouvelles pour des AT. Bref, ce fut intense à ce niveau.

*Correction*
La V4 de Faiseur de rêve est en très bonne voie puisqu'il me reste moins de 100 pages à corriger. Je pense l'envoyer chez les éditeurs en janvier, une fois que mon trio de choc se sera penché sur cette nouvelle version, m'aura fait ses retours et que les vacances de Noël seront passées. Je lui souhaite vraiment le meilleur. Aujourd'hui, en le relisant, je me rends compte y avoir mis beaucoup d'émotion. Tout un panel. Mes personnages en voient de toutes les couleurs, et l'accouchement de ce roman n'a pas été aisé.
J'ai enchaîné sur les corrections de trois nouvelles de Sluagh et autres cauchemars sur Terre grâce aux grenouilles de CoCyclics et envoyé l'épisode 1 de Rune en bêta.

*Illustrations*
Comme je le disais dans un article cet été, j'ai repris les crayons et les pinceaux avec un plaisir immense. Je n'ai pas encore repris mes projets jeunesse mais j'ai réalisé quelques illus que je vous montrerai demain. Par contre j'ai commencé des recherches pour un chantier BD en tandem.

*Édition*
Les Histoires fantomatiques sont sorties vendredi chez L'ivre-Book et j'ai récolté quelques chroniques sur Daddy (que l'on avait lancé en éclaireur en avril). Quant à Noces d'éternité, il faudra patienter encore un peu.

*Prête-plume*
Je goûte en ce moment même à la joie de bosser sur une biographie, très intéressante en plus. C'est du boulot, surtout par rapport au contexte historique mais c'est justement ça qui est passionnant. En plus, ça me rappelle des choses vécues en tant de guerre par mes grands-parents et qu'ils racontaient à mes parents.

*Lecture*
13 lectures sans compter tous les textes engloutis pour des AT. Ô joie ! ma PÀL continue de diminuer. J'ai appris hier que le blog avait été sélectionné pour les Matchs de la Rentrée Littéraire 2014, et la semaine dernière on m'annonçait que j'avais remporté un livre sur le Paris d'hier grâce à Masse Critique chez Babelio. Je passe vraiment de bons moments avec tous ces bouquins. Dommage que le temps continue de me manquer, même si je pense m'aménager un peu plus d'heures lecture en octobre.

lundi 29 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #28



Lecture précédente : Animae T2 : La trace du coyote - Roxane Dambre - roman - Éditions de l'Épée
Lecture actuelle : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18
Lecture à venir : aucune idée

J'ai décidé de mettre le Violon de côté tout au moins pour la semaine, le temps de passer au Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Il va assez vite à lire mais je ne vois toujours pas où l'histoire veut en venir. Je le trouve un peu plat pour l'instant. Il faut croire que mes choix de bouquins en ce moment sont malheureux, exception faite du tome 2 d'Animae. Une fois encore, notre Roxane nationale a su me faire rire, frémir d'angoisse et élaborer mille théories. Un régal !

samedi 27 septembre 2014

"L'affaire Charles Dexter Ward" : vous ne serez pas déçu(e) du voyage

Providence, États-Unis, 1918. Charles Dexter Ward est un jeune homme passionné d'archéologie, d'histoire, et de généalogie. C'est par le biais de cette dernière que Ward se découvre un ancêtre nommé Joseph Curwen, qui avait fui la ville de Salem lors de la grande chasse aux sorciers au cours du XVIIIe siècle, et qui vint s'établir à Providence, où il décéda en 1771. Cette découverte sera le début d'un drame au cours duquel le jeune homme perdra l'esprit. Pourquoi, par exemple, l'écriture et le comportement de Charles Ward deviennent-ils peu à peu semblables à ceux de Joseph Curwen ?

J’ignore comment je vais me débrouiller pour raconter cette fameuse affaire Charles Dexter Ward, articulée autour de l’étrange Joseph Curwen, homme sans âge au propre comme au figuré. L’intrigue se déroule à Providence, après le départ précipité de Curwen de Salem aux prémices de la chasse aux sorcières. Curwen, ancêtre de Charles Ward, lui-même passionné par les vieilles choses, dont la généalogie. Dès le début de l’histoire, Joseph Curwen semble être éternel. Peu à peu, il assoit son pouvoir sur la ville de Providence, étend son commerce, amasse une petite fortune. Il devient puissant de toutes les manières possibles. Les habitants émettent des doutes, soulèvent des hypothèses, croient à tout même en l’impossible. Surtout en l’impossible. Et l’inimaginable se joue là, devant leurs yeux, dans leur propre cité. Des gens disparaissent, des lumières aveuglantes déchirent le ciel. La peur prend le dessus. L’ensemble du récit est narré. Pas de dialogues, des lettres, et des références au célèbre Necronomicon. Lovecraft, je le constate une fois encore, était doué pour décrire le fantastique, le stupéfiant, l’horreur. L’affaire Charles Dexter Ward est une plongée en enfer, en plein cœur de la folie. Ward, au fil de son enquête depuis sa découverte de la tombe de son ancêtre, perçoit les contours d’une histoire diabolique, innommable. D’entrée de jeu, on sait qu’il n’en sortira pas indemne et que feu son ancêtre exercera sur lui une forme de pression diabolique.

Ma note : ★★★☆☆

L’affaire Charles Dexter Ward – H. P. Lovecraft – novella fantastique – J’ai Lu – 4€

lundi 22 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #28





Lectures actuelles : Le Violon - Anne Rice - roman - Pocket / Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir
Lecture à venir : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

Je n'ai pas vraiment avancé dans le Violon. J'ai du mal à me laisser embarquer dans l'histoire. C'est mon premier Anne Rice, j'ai entendu beaucoup de bien de cette auteure mais là, je reste dubitative. Le texte est trop lourd, les pensées de Tiana font trop fouillis et les personnages mal présentés. J'approche des cent pages et, honnêtement, j'ignore si j'aurai le courage de continuer. Je le regrette d'autant plus qu'on m'a offert ce livre pour un swap. Mais la donne peut changer dans le prochain chapitre donc wait and see !

mardi 16 septembre 2014

"Le réveil des créatures" : et vos envies prennent vie !


On dit souvent que les jumeaux sont connectés par un lien spécial... Pour Matt et Emily Calder, c est un pouvoir spécial qui les unit. Ensemble, ils sont capables d insuffler la vie à leurs dessins et de pénétrer dans l univers qu ils ont créé... Très vite, leur don attire l attention des membres d une Société légendaire qui cherchent l Hollow Earth : un endroit terrible dans lequel toutes les créatures malfaisantes jamais imaginées sont enfermées. Matt et Em se réfugient, avec leur mère, en Écosse où ils vont être placés sous la protection de leur grand-père Renard... Mais rien n empêche leurs ennemis de les poursuivre... 

Il y a du J.K. Rowling dans ce premier volet où l'imagination prend vie littéralement. Kirkus Reviews

Une histoire de dessins qui prennent vie, forcément, en tant qu’illustratrice ça m’interpelait. Les jumeaux Matt et Em Calder possèdent un don très particulier : ce sont des Animare, c’est-à-dire que leurs illustrations vivent au-delà du papier. Mieux, les enfants peuvent se projeter dans une peinture, et des personnes mal intentionnées veulent s’emparer d’eux.
Le récit démarre sur les chapeaux de roue, et là où certains lecteurs ont noté un ensemble brouillon, j’ai trouvé le tout ingénieux. Je ne suis peut-être pas très objective étant donné mon rapport à l’imaginaire, à l’illustration. Les personnages – qui paraissent un poil nombreux au début – sont attachants, étoffés. En tant qu’adulte, je me suis un peu identifiée à Sandie, la mère des jumeaux, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger.
Il y a un bon rythme, de l’humour, du mystère. Une combinaison qui m’a bien emballée. J’ai découvert volontiers l’île d’Auchinmurn, son abbaye, ses ruines. Les descriptions tout au long du livre sont très détaillées (peut-être un peu trop pour un roman jeunesse ?), on se place facilement au milieu des lieux et de l’action. J’ai apprécié ce tome 1, je l’ai lu sans a priori. Une idée originale, bien menée, écrite à quatre mains. Société secrète et consorts, secrets bien gardés, une aventure haute en couleurs qui ne laisse aucun répit. Le tome 2 ne devrait plus tarder à rejoindre ma PÀL. En revanche, je suis déçue qu'Albin Michel n'ait pas traduit littéralement le titre de ce premier volet : The Book of Beasts qui, à mon sens, reflète mieux l'esprit du bouquin.

Ma note : ★★★★☆

Hollow Earth T1 : Le réveil des créatures – John et Carole E. Barrowman – roman jeunesse – Albin Michel – 15,90€

lundi 15 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #26







Lecture précédente : Vérité T1 : Vérité Première - Dawn Cook - roman - Milady
Lectures actuelles : Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le Joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir / Le Violon - Anne Rice - roman - Pocket
Lecture à venir : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18

J'ai ENFIN fini Vérité Première après une pause de plusieurs semaines. Un premier tome qui prend son temps, pas forcément pour de mauvaises raisons d'ailleurs, mais un ensemble un peu creux qui donne une sensation de longueur. Vous pouvez lire ma chronique si l'envie vous en prend ou si ce n'est déjà fait.
Malheureusement, je n'ai pas autant avancé dans le Joyau des sept étoiles que je l'espérais. En revanche, j'ai bien entamé le Violon, même si je ne le trouve pas super-super pour l'instant (j'ai presque atteint les cinquante pages quand même).
La semaine prochaine, je pense commencer le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Depuis le temps qu'il attend dans ma bibliothèque ! Et comme je l'avais inscrit en début d'année à un challenge destiné à vider ma PAL...

vendredi 12 septembre 2014

"Vérité Première" : un premier tome qui prend son temps


Alissa ne croyait pas à la magie. Son père lui parlait d'une Forteresse légendaire, où des Gardiens apprenaient la magie auprès de Maîtres énigmatiques... mais ce n'étaient que des histoires, rien de plus. Pourtant, maintenant que son père est mort, sa mère est convaincue qu'Alissa a hérité de ses dons magiques, et qu'elle doit se rendre dans le seul lieu où ses talents se révéleront : la mystérieuse Forteresse ! Mais le voyage ne sera pas solitaire, car Alissa rencontre un musicien ambulant qui détient une carte dont elle a grand besoin pour arriver à destination avant que les neiges l'en empêchent. Elle n'est pas sûre de pouvoir se fier à ce garçon, mais elle n'a pas le choix, si elle veut mettre la main sur le grimoire de pouvoir : la Vérité Première...

Comme indiqué dans le titre de cette chronique, ce premier tome prend son temps. Parce qu'il s'agit pour l'auteure de présenter son univers de fantasy (et c'est toujours un défi). Parce que c'est utile à la compréhension de certains points. Sauf que ce n'est pas ça qui nous permet de mieux comprendre le principe de la magie d'Alissa, qui reste flou malgré de nombreuses explications. D'autant qu'ici, l'action peine à se mettre en place. Ceci couplé à des passages un peu "à vide", on a vaguement l'impression que rien n'avance et qu'on ne finira jamais ce bouquin. Mais c'est un tort de ne pas continuer sa lecture car il y a malgré tout quelque chose qui se passe avec ce livre, même si ça arrive un peu tardivement. J'avoue qu'en temps normal, je me serais lassée de ma lecture, mais une Livraddictienne (qui m'a d'ailleurs fait ce cadeau pour mon anniversaire, merci à elle) me l'ayant vivement conseillée... Alea Jacta Est comme on dit. Au final, je n'aurai pas regretté hormis pour une partie un peu longuette, mais ça dépend vraiment des points de vue. Il y a comme un creux au milieu. L'intrigue se déroule énormément dans les bois entre deux seuls personnages (et ils ne se rencontrent pas tout de suite). Je vous laisse imaginer le huis-clos. Néanmoins, il y a du pour et du contre dans ce reproche vis à vis des longueurs : les descriptions sont magnifiques, détaillées, fournies et nous projettent aisément dans le monde créé par Dawn Cook.
Autre point noir : si j'ai immédiatement apprécié Strell (l'un des deux personnages principaux), j'ai éprouvé plus de difficultés avec Alissa, qui exerçait sur moi un effet de chieuse à part entière. Alors peut-être que c'est le côté artiste de Strell qui m'a emballée et qui, à mes yeux, a dévalorisé Alissa, mais le fait est qu'à un moment donné, elle passe son temps à maugréer et à faire la tête. Ça plus le besoin impératif de la protéger (Strell mais pas que) m'a donné une impression cul-cul la praline qui n'est pas sans rappeler certains romans Harlequin. Bref, on aurait pu s'en passer.
Bref, un roman que je ne conseillerai à personne dans le sens où certains apprécieront alors que d'autres lui jetteront la pierre (parfois injustement d'ailleurs). Les avis sur le Net sont très partagés sur ce premier tome, pour lequel ce sera vraiment au lecteur de se forger sa propre opinion.
Je précise que j'ai lu une grosse partie de Vérité Première dans le cadre du challenge "Week-end à 1000 pages" organisé par Livraddict les 23 et 24 août derniers.

Ma note : ★★★☆☆

Vérité T1 : Vérité Première - Dawn Cook - roman fantasy - Milady - 8€

mardi 2 septembre 2014

"Mer noire" / "Colère rouge" : Largo Winch en voit des vertes et des pas mûres

Largo Winch est impliqué malgré lui dans une affaire de trafic d'armes et de terrorisme international. Cible d'adversaires très organisés, Largo se retrouve avec le FBI aux trousses. Pour comprendre ce qui se passe, il n'a pas le choix : direction les ports de la mer noire, où les eaux sont manifestement des plus troubles...

Mer noire n'est définitivement pas mon Largo Winch préféré. J'ai connu le personnage plus rock'n'roll et l'auteur plus inspiré. Et pourtant, j'aime les ambiances maritimes ! Ici, le duo que Mer noire compose avec Colère rouge est basé en majeure partie sur la flotte marchande du Groupe W et sur ce qu'elle cache. Bien entendu, Largo va se retrouver mêlé à un complot alors qu'il ne s'y attendait pas et, toujours bien entendu, il va fourrer son nez dans cette histoire de trafic. Le tout en faisant face à la crise économique et financière qu'essuie son empire.

Impliqué malgré lui dans une affaire de trafic d'armes et de terrorisme international, Largo Winch n'a pas eu d'autre choix que de fausser compagnie aux agents du FBI lancés à ses trousses. Ce qui l'attend, dans les eaux troubles de la mer Noire, offre un visage inattendu : celui d'une femme déterminée à se venger. Et au prix fort, de préférence.

Si le précédent opus ne m'avait guère plus inspirée que ça, c'est pire pour Colère rouge, bien qu'il explore des pans encore inconnus de la série : le passé de Nerio Winch.
Largo a toujours le FBI aux fesses, il est coincé sur un navire en compagnie d'une furie pleine de bon sens et de son fils. J'y ai retrouvé ce qui me plaisait dans les premiers tomes : action entrecoupée de juste ce qu'il faut d'humour. Dommage que la situation de Simon n'évolue pas vraiment.


Que dire de ces deux opus si ce n'est que la saga s'essouffle ? Je suis la première à le déplorer. Les dessins sont toujours aussi beaux et nous plongent directement dans le vif du sujet, mais la plume de Van Hamme semble avoir perdu de sa subtilité. Le panache et la désinvolture de Winch manquent à l'appel, au même titre que Simon d'ailleurs, coincé entre une femme folle de lui qu'il a sauvée et le père de celle-ci. On l'a déjà vu plus utile et mieux employé. J'ai surtout eu l'impression qu'il servait de meuble et bouchait quelques trous dans un récit un peu mou du genou. La couverture de Colère rouge est trompeuse comme c'est pas permis. Bref, on est loin de l'efficacité des précédents tomes. Eux, au moins, balançaient des répliques drôles, inspirées. Et ils se renouvelaient. C'est bien malgré moi que j'ai assisté aux prémices d'une chute qui, je l'espère, permettra de retrouver la verve d'autrefois.

Mes notes : ★★★☆☆ et ★★★★☆

Largo Winch : Mère noire T17 - Philippe Francq & Jean Van Hamme - BD - Dupuis - 13,95€
Largo Winch : Colère rouge T18 - Philippe Francq & Jean Van Hamme - BD - Dupuis - 13,95€

lundi 1 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #25





Lecture précédente : Midori Days 2 - Kazurou Inoue - manga - Kuwokara
Lectures actuelles : Dracula - Bram Stoker - roman - France Loisirs / Le joyau des sept étoiles - Bram Stoker - roman - Fleuve Noir
Lecture à venir : Le violon - Anne Rice - roman - Pocket

Peu de lectures la semaine dernière si ce n'est des textes pour un AT. J'ai à peine ouvert le Joyau des sept étoiles et fini le tome 2 de Midori Days. Cette semaine, promis, j'essaie de terminer Vérité Première pour enfin attaquer le Violon en parallèle de Dracula. Ce n'est pas gagné (rien n'est jamais gagné d'avance de toute façon), mais qui ne tente rien n'a rien. Et finalement, ce ne sont donc pas deux surprises littéraires que j'ai eues en fin de semaine (parce que voilà, presque pas lu, tout ça) mais presque. Deux RT d'auteures anglophones : Helen Grant (le Démon du vitrail) et Carole Barrowman (trilogie Hollow Earth co-écrite avec John Barrowman (ouais, le même que dans Doctor Who, je sais)). Bref, rien de super-méga-top-génial, mais ça a produit son petit effet bonne humeur.


Et n'oubliez pas, aujourd'hui, on achète un bouquin de SFFF francophone ;)