Affichage des articles dont le libellé est Masse Critique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Masse Critique. Afficher tous les articles

lundi 24 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #31







Lectures précédentes : Les Naufragés de la Cité d'Or T1 - Jean Sébastien Blanck - roman jeunesse - Alzabane éditions / Une nuit au Louvre - Jo Ann von Haff - nouvelle - Atramenta / La plus belle qui soit - Cindy Van Wilder - nouvelle

Lectures actuelles : Cher Mr Darcy - Amanda Grange - roman - Milady / Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu / Sous les couvertures - Bertrand Guillot - roman - Rue Fromentin

Lecture à venir : Les aventuriers de la mer T2 : Le navire aux esclaves - Robin Hobb - roman - France Loisirs collection Piment

J'ai terminé le tome 1 des Naufragés de la Cité d'Or, un roman jeunesse que j'ai pu apprécier à sa juste valeur en tant qu'adulte. Quelques points négatifs mais rien de bien méchant. Vous pouvez lire ma chronique sur ce blog. Dans la foulée, j'ai décidé de lire Une nuit au Louvre, une nouvelle humoristique qui nous emmène de l'autre côté du tableau en compagnie de La Joconde. Simple et original. Je devais aussi lire la Plus belle qui soit depuis un moment. C'est maintenant chose faite. Je précise que ces deux nouvelles sont gratuites et que vous les trouverez en cliquant sur les titres.

Ayant plus que profité des dernières offres de l'opé 1000k lancée par Bragelonne/Milady/Castelmore, j'ai englouti les trois-quarts de Cher Mr Darcy vendredi soir. Je le terminerai cette semaine. Lecture sympa, mais comme je n'ai jamais lu Orgueil et Préjugés... Avec tout ça (entendez par là les bouquins reçus pour Masse Critique, les livres gagnés ou achetés à prix très minis), je n'ai pas vraiment continué Felicity Atcock et je le déplore. Je dois lire et chroniquer Sous les couvertures avant fin décembre, donc je risque encore de repousser.

Enfin, quand j'en aurai fini avec tout ça, j'attaquerai (j'avais dit après le NaNo donc c'est tout bon) le tome 2 des Aventuriers de la mer, qui attend bien sagement dans ma bibliothèque infernale.

vendredi 21 novembre 2014

"Les Naufragés de la Cité d'Or" : les absents ont toujours tort

Le 25 décembre 1492, après deux mois de navigation dans la mer des Caraïbes, le navire amiral de Christophe Colomb la Santa Maria s'échoue sur un récif, à quelques encablures de l'île d'Hispaniola (Haïti). Faute de place sur les deux autres navires, la Pinta et la Nina, Colomb décide de construire un fort et de laisser sur place, avec des vivres, 39 marins volontaires. Il leur promet de revenir moins d'un an plus tard. Fidèle à son engagement, il est de retour en novembre 1493, mais il ne retrouve qu'un fort détruit, quelques cadavres, et aucun survivant. Exaspérés par les exactions d'une partie des marins naufragés, les Indiens auraient fini par se rebeller et les massacrer... Pourtant, une rumeur dit que deux marins se seraient enfuis, avec une indienne, vers le Continent, à la recherche de la mythique Cité d'Or...

Encore un livre que j'ai dévoré. Merci à Masse Critique et Babelio d'ailleurs. Les Naufragés de la Cité d'Or est un roman jeunesse fascinant avec tant de détails qu'on s'y croirait. J'ai noté de la rigueur dans les descriptions, dans les illustrations (très beau travail !), du soin dans la présentation. C'est un très beau livre et objet dont on prend plaisir à tourner les pages. J'ai apprécié les bouts d'illustration dans l'angle supérieur de certaines d'entre elles, annonciateurs d'illus hautes en couleur.
Le récit est palpitant, bien ancré dans l'Histoire (Christophe Colomb, empire aztèque, invasion espagnole...) : on sent un important travail de recherche en amont de la part de l'auteur. Mais l'aventure mêlée à l'exotisme ne comblent pas quelques "lacunes". En effet, une poignée de répétitions et de termes techniques viennent ralentir la lecture (tout le monde ne sait pas ce qu'est un timonier et l'absence de lexique/note de bas de page oblige le lecteur à sortir le dictionnaire). Néanmoins, connaissant les termes marins, ça ne m'a pas dérangée et j'ai même trouvé ça ludique. Second point : rien n'est caché à nos jeunes lecteurs. L'auteur raconte les horreurs commises par un groupe d'espagnols rebelles et mentionne les viols à répétition sur les indiennes qui les accueillaient jusqu'alors comme des dieux. D'un côté, ce n'est pas plus mal d'essayer de toucher les enfants à ce genre de dérives/abus le plus tôt possible, de leur expliquer que ce n'est pas normal et qu'il ne faut pas répéter ces actes plus tard. Mais j'imagine bien les parents tenter de répondre aux questions dites sensibles (c'est le job des parents en même temps, hein) face à l'incompréhension possible de leurs petites têtes blondes (le bouquin est indiqué "8 ans en lecture aidée", ça me paraît jeune mais je ne suis pas mère donc je fais peut-être fausse route).
Globalement, en tant qu'adulte, j'ai pu apprécier l'œuvre à sa juste valeur. Elle est très complète, riche et annonciatrice d'un tome 2 tout aussi intéressant.

Ma note : ★★★★☆

Les Naufragés de la Cité d'Or – Jean-Sébastien Blanck – roman jeunesse – Alzabane éditions

lundi 3 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #30





Lectures précédentes : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows - roman - 10-18 / Les aventuriers de la mer T1 : Le vaisseau magique - Robin Hobb - roman - France Loisirs collection Piment

Lecture actuelle : Felicity Atcock T1 : Les anges mordent aussi - Sophie Jomain - roman - J'ai Lu

Lecture à venir : Les Naufragés de la Cité d'Or T1 - Jean Sébastien Blanck - roman jeunesse - Alzabane éditions

J'ai enfin pu finir les épluchures de patates, tantôt pince-sans-rire, tantôt fort et émouvant. Une jolie histoire à voix multiples, de manière à ne pas cantonner le récit à la Londres d'après-guerre.
J'ai dévoré le tome 1 des Aventuriers de la mer en quelques soirées, à tel point que j'ai acheté le tome 2 dans la foulée (par contre, je ne le commencerai pas avant décembre, quand la ferveur du NaNo sera passée).
J'ai attaqué le tome 1 de Felicity Atcock que m'avait dédicacé Sophie sur un salon près de chez moi. Une écrivain très simple et très pro pour un livre haut en couleur.
Entre deux je lirai le tome 1 des Naufragés de la Cité d'Or, que j'ai remporté au dernier Masse Critique (puisqu'il faut le chroniquer dans le mois qui suit la réception).
Beaucoup de premiers tomes dans ce rendez-vous hebdomadaire. Pas une bonne chose pour ma PÀL ça. Elle rapetissait enfin !

mardi 21 octobre 2014

"Ici Paris d'hier à avant-hier" : un formidable bond en arrière

Edition spéciale pour les 100 ans de Gisèle Casadesus. En librairie le 21 août !

Aux pieds du Sacré-Coeur, dans le petit salon du 2 rue de Steinkerque, Gisèle Casadesus, sociétaire de la Comédie-Française et comédienne, parle à Isabelle Blondie de sa ville et de cet appartement où ses parents ont vécu, et où elle est née. Elles se promènent du côté de Montmartre, de Pigalle, font une escapade aux bois, une autre à l'Hippodrome de Montmartre pour qu'avec ce lieu mythique, renaissent de son souffle les débuts du cinéma ; et elles filent, pour quelques emplettes 1900 du côté de l'Opéra avant d'évoquer la salle sous l'Occupation. Les voilà déjà dans les coulisses de la Comédie-Française, traversant les modes et saluant ses icônes, et Isabelle se retrouve dans le petit salon, comme débarquée par une machine à remonter le temps.
« Lors de ce pas de deux, j'ai écouté cette voix sans âge résonner en moi, un privilège et l'impression que j'entrais dans la confidence de Paris. »

Encore un livre gagné grâce à Masse Critique de Babelio !
Il est ici question d'une histoire qui a traversé les âges au cœur de Paris, passant du N&B à la couleur et du cinéma muet au cinéma parlant. Les premiers pas du 7ème art constituent un passage décisif dans la vie de Gisèle Casadesus puisqu'elle est comédienne et, du haut de ses cent ans, elle contemple toujours Paris. Un texte intime, poignant, avec ses passages incisifs et ses moments précieux.
Ce livre est un fantastique bond en arrière, même pour moi qui suis encore jeune. J'ai ressenti la nostalgie de l'époque où je vivais chez mes parents, quand ma mère sortait une cassette vidéo d'un vieux film en N&B, quand ma sœur regardait Sissi à chaque vacances de Noël. Elles m'ont fait découvrir la version originale de Belphégor, L'île aux trente cercueils. Je me rappelle aussi les lundis après-midi quand je rentrais pile à l'heure du lycée pour voir le film de quinze heures sur France 3 avec ma mère. Elle a bien essayé de me faire apprécier Gabin, sans succès (je reste fidèle à de Funès). Je retrouve cette ambiance avec Ici Paris. Me voilà projetée dix ans en arrière et j'adore ça.
Je regrette cependant que Gisèle Casadesus ne s'attarde pas plus sur les années folles, période incontournable de Paris, mais elle ne vivait peut-être pas dans les bons quartiers (Montmartre et Montparnasse). Autre point négatif (et pas des moindres selon moi) : les photographies qui correspondent au texte avec trois-quatre pages de retard. C'est perturbant, ça nous fait remonter plusieurs paragraphes et ça a tendance à desservir le propos). C'est bête, d'autant que la mise en page est sobre et impeccable.

Mépris pour eux il y eut, mais selon Desnos, ce ne sont pas les films qui sont muets ; c'est le spectateur qui est sourd.

Ma note :★★★★☆

Ici Paris d'hier à avant-hier – Gisèle Casadesus & Isabelle Blondie – entretien – Chèvrefeuille Étoilée – 15€

mardi 30 septembre 2014

Bilan du 3ème trimestre

* Écriture *
Un bon bilan malgré deux semaines de vacances en août. Environ 34000 mots pendant le Camp NaNoWriMo et 66000 en tout. J'ai quasiment bouclé la saison 1 de Rune, idem pour Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Il y a eu aussi quelques nouvelles pour des AT. Bref, ce fut intense à ce niveau.

*Correction*
La V4 de Faiseur de rêve est en très bonne voie puisqu'il me reste moins de 100 pages à corriger. Je pense l'envoyer chez les éditeurs en janvier, une fois que mon trio de choc se sera penché sur cette nouvelle version, m'aura fait ses retours et que les vacances de Noël seront passées. Je lui souhaite vraiment le meilleur. Aujourd'hui, en le relisant, je me rends compte y avoir mis beaucoup d'émotion. Tout un panel. Mes personnages en voient de toutes les couleurs, et l'accouchement de ce roman n'a pas été aisé.
J'ai enchaîné sur les corrections de trois nouvelles de Sluagh et autres cauchemars sur Terre grâce aux grenouilles de CoCyclics et envoyé l'épisode 1 de Rune en bêta.

*Illustrations*
Comme je le disais dans un article cet été, j'ai repris les crayons et les pinceaux avec un plaisir immense. Je n'ai pas encore repris mes projets jeunesse mais j'ai réalisé quelques illus que je vous montrerai demain. Par contre j'ai commencé des recherches pour un chantier BD en tandem.

*Édition*
Les Histoires fantomatiques sont sorties vendredi chez L'ivre-Book et j'ai récolté quelques chroniques sur Daddy (que l'on avait lancé en éclaireur en avril). Quant à Noces d'éternité, il faudra patienter encore un peu.

*Prête-plume*
Je goûte en ce moment même à la joie de bosser sur une biographie, très intéressante en plus. C'est du boulot, surtout par rapport au contexte historique mais c'est justement ça qui est passionnant. En plus, ça me rappelle des choses vécues en tant de guerre par mes grands-parents et qu'ils racontaient à mes parents.

*Lecture*
13 lectures sans compter tous les textes engloutis pour des AT. Ô joie ! ma PÀL continue de diminuer. J'ai appris hier que le blog avait été sélectionné pour les Matchs de la Rentrée Littéraire 2014, et la semaine dernière on m'annonçait que j'avais remporté un livre sur le Paris d'hier grâce à Masse Critique chez Babelio. Je passe vraiment de bons moments avec tous ces bouquins. Dommage que le temps continue de me manquer, même si je pense m'aménager un peu plus d'heures lecture en octobre.

jeudi 3 juillet 2014

Bilan du 2ème trimestre

À l'image du 1er trimestre, le 2ème s'avère tout aussi positif. Avec de belles surprises en plus !

*Écriture*
48782 mots avec une stabilité semblable à janvier-février-mars, malgré une petite baisse de régime en mai. J'ai presque bouclé Globule (et un sacré pincement au cœur m'attend car il s'agit d'une mini-série), écrit les deux premiers épisodes de Rune (#RuneSerie sur Twitter) et bien attaqué un recueil de nouvelles fantastiques.

*Correction*
J'ai terminé la V4 de Noces d'éternité avant soumission et commencé la relecture du T1 de Dégénérescence (pauvre de moi, Benedict va encore hanter mes nuits avec ses théories sur l'eugénisme et sa gueule d'ange !).

*Illustrations*
Mon book devrait être fini pour cet automne. Après quoi, j'irai à la pêche aux contrats. En attendant, je réalise toujours des illus pour des cartes postales, des motifs à imprimer sur papier ou sur tissu (et qui devraient être bientôt disponibles en boutique). Mais pour l'instant, c'est le calme plat, même si j'ai quelques idées qui me trottent pour un projet perso (mais là, je manque de temps).

*Édition*
Et c'est là que ça devient formidable ! Daddy est sorti le 18 avril, s'est retrouvé à la troisième place du classement des livres gratuits du mois chez L'ivre-Book, mon éditeur.
Noces d'éternité a été accepté par l'éditeur qui me tentait le plus, moins de quinze jours après son envoi. On a bien attaqué les corrections éditoriales. Date de prépublication numérique à venir.

*Prête-plume*
Rien de neuf, je poursuis mon bonhomme de chemin. J'essaie de mettre certaines choses en place pour la rentrée, voire pour 2015.

*Lecture*
14 livres/manuscrits/BD lus, ma PAL diminue enfin ! Je ne chronique pas toujours régulièrement et j'en suis la première désolée ; le temps me manque souvent. En avril j'ai remporté le Roman de Renart chez Gründ et en mai Enquêtes sur la France mystérieuse aux éditions de l'Opportun, grâce à Masse Critique de Babelio. Mes chroniques sont disponibles depuis ma liste de lectures. J'ai également eu la chance de parler du Démon du vitrail d'Helen Grant (qui s'exprime très bien en français) via Twitter, comme j'avais pu le faire l'année dernière avec le Cœur d'une autre de Tatiana de Rosnay. J'étais ravie de constater qu'Helen Grant avait lu ma chronique. Elle s'est même excusée pour les coquilles laissées par les correcteur et traducteur. J'ai apprécié le geste, même si elle n'y est pour rien.

mercredi 21 mai 2014

"Le Roman de Renart" : tel est pris...


image
Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux en vieux français des XIIe et XIIIe siècles. Écrit en prose, il fait la satire des comportements humains en se servant d'animaux. Le monde animal représentant la société du Moyen Âge. Il met en scène des animaux dont les deux principaux sont le loup Ysengrin et surtout le goupil Renart.

Un bon bouquin qu'il m'a été permis de découvrir grâce à l'opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Gründ, que je tenais à remercier.
De prime abord, il s'agit d'un bel objet. Couverture soignée et, petit plus que mon moi illustratrice apprécie, le fait que la zone du titre occupe l'espace derrière les oreilles du renard au lieu de les recouvrir. Ça m'a fait apprécier d'autant plus le travail formidable de Quentin Gréban. Les illustrations sont magnifiques, colorées, représentatives de l'œuvre et occupent des pleines pages que j'ai pris plaisir à admirer. La mise en page est simple, aérée. Les mots difficiles expliqués (et même à moi, adulte et habituée des fabliaux, ils m'ont parfois été utiles). Une belle découverte pour les yeux donc, mais aussi pour l'imagination.
Si je connaissais Renart et Ysengrin de réputation, je n'avais aucune idée de leurs aventures par monts, vaux et poulaillers. Ces petites histoires reflètent la vie médiévale, le tout sur fond de fourberie et de mièvrerie. J'ai trouvé cette lecture fraîche et drôle, idéale pour s'aérer l'esprit et s'amuser des tours que prépare ou subit ce cher goupil. Néanmoins, ce livre fait réfléchir dans le sens où ce n'est pas toujours le plus fourbe le mieux loti. Il est des tours qu'il vaut mieux ne pas jouer et des panneaux dans lesquels mieux vaut ne pas tomber. N'est-ce pas Ysengrin ?
J'ai toujours été friande de textes du Moyen-âge (pour ça que j'avais choisi une 5ème Histoire locale), alors le Roman de Renart m'a ravie de A à Z. Encore une fois, je remercie les éditions Gründ pour ce livre soigné.

Ma note : ★★★★☆

Le Roman de Renart - recueil de textes - éditions Gründ - 9,95€