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mardi 30 septembre 2014

Bilan du 3ème trimestre

* Écriture *
Un bon bilan malgré deux semaines de vacances en août. Environ 34000 mots pendant le Camp NaNoWriMo et 66000 en tout. J'ai quasiment bouclé la saison 1 de Rune, idem pour Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Il y a eu aussi quelques nouvelles pour des AT. Bref, ce fut intense à ce niveau.

*Correction*
La V4 de Faiseur de rêve est en très bonne voie puisqu'il me reste moins de 100 pages à corriger. Je pense l'envoyer chez les éditeurs en janvier, une fois que mon trio de choc se sera penché sur cette nouvelle version, m'aura fait ses retours et que les vacances de Noël seront passées. Je lui souhaite vraiment le meilleur. Aujourd'hui, en le relisant, je me rends compte y avoir mis beaucoup d'émotion. Tout un panel. Mes personnages en voient de toutes les couleurs, et l'accouchement de ce roman n'a pas été aisé.
J'ai enchaîné sur les corrections de trois nouvelles de Sluagh et autres cauchemars sur Terre grâce aux grenouilles de CoCyclics et envoyé l'épisode 1 de Rune en bêta.

*Illustrations*
Comme je le disais dans un article cet été, j'ai repris les crayons et les pinceaux avec un plaisir immense. Je n'ai pas encore repris mes projets jeunesse mais j'ai réalisé quelques illus que je vous montrerai demain. Par contre j'ai commencé des recherches pour un chantier BD en tandem.

*Édition*
Les Histoires fantomatiques sont sorties vendredi chez L'ivre-Book et j'ai récolté quelques chroniques sur Daddy (que l'on avait lancé en éclaireur en avril). Quant à Noces d'éternité, il faudra patienter encore un peu.

*Prête-plume*
Je goûte en ce moment même à la joie de bosser sur une biographie, très intéressante en plus. C'est du boulot, surtout par rapport au contexte historique mais c'est justement ça qui est passionnant. En plus, ça me rappelle des choses vécues en tant de guerre par mes grands-parents et qu'ils racontaient à mes parents.

*Lecture*
13 lectures sans compter tous les textes engloutis pour des AT. Ô joie ! ma PÀL continue de diminuer. J'ai appris hier que le blog avait été sélectionné pour les Matchs de la Rentrée Littéraire 2014, et la semaine dernière on m'annonçait que j'avais remporté un livre sur le Paris d'hier grâce à Masse Critique chez Babelio. Je passe vraiment de bons moments avec tous ces bouquins. Dommage que le temps continue de me manquer, même si je pense m'aménager un peu plus d'heures lecture en octobre.

vendredi 5 septembre 2014

L'intérêt de laisser reposer un texte


Cette semaine, deux de mes textes m'ont démontré l'intérêt de les avoir laissés reposer, l'un pendant quelques jours, l'autre pendant des mois. Une nouvelle pour le premier et un roman pour le second.
J'ai posté la nouvelle sur CoCyclics parce que je sentais qu'elle avait du potentiel (les grenouilles me l'ont confirmé). Sauf que le format que j'ai choisi est un poil plus difficile que ce que j'imaginais, alors il a fallu faire pas mal de réajustements, notamment au niveau de la fin un peu abrupte. J'avais plutôt bien préparé le terrain pour la conclusion, mais les explications n'ont pas suffi. Elles étaient peu fournies.
Pour le roman (Faiseur de rêve), le souci principal vient de la structure et de certaines descriptions. Il y a quelques mois, j'ai survolé les commentaires de mes bêta-lectrices avant de les relire minutieusement. Il n'y a pas une montagne de boulot, loin de là, mais je ne me sentais pas d'attaquer comme ça. J'ai attendu. Aujourd'hui, le manuscrit m'en remercie et je m'en remercie moi-même parce que tout est beaucoup plus clair qu'en mars-avril. L'ensemble me semble moins insurmontable, mes idées se sont précisées avec le temps sans que je m'en rende compte. En parallèle, j'ai aussi établi un plan de bataille.
Il n'y a pas de secrets : apprendre à s'aménager du temps, à s'imposer une auto-discipline, à penser avec rigueur et objectivité. Avec les années, j'ai compris que ça ne servait à rien de corriger un manuscrit dans la foulée. Prendre du recul est un mal nécessaire : il faut laisser l'histoire reposer. Alors depuis, j'applique ma méthode "pâte à pain" : je me fixe un délai d'attente pour reprendre dès que je m'en sens prête et capable.

Travailler dans la joie et la bonne humeur
Comme écrire, corriger devrait être un plaisir. Chez certaines personnes, c'est inné. Chez la plupart, la correction équivaut à une corvée dont on se passerait bien. Et j'ai envie de dire que tout ou presque est question d'humeur. Beaucoup d'a priori circulent sur le processus de corrections (éditoriales ou non) : casse-tête chinois dans certains cas où l'histoire est d'une complexité sans pareille, ras-le-bol général à force de relire la même chose... Notre manière d'aborder le problème est importante : éviter le pessimisme, essayer de positiver, ne pas se dire qu'on n'y arrivera pas. Et surtout se faire sa propre idée de la question sans oublier que chaque cas/manuscrit/auteur est unique.
Depuis quelques temps, je prends plaisir à corriger. C'est une bonne occasion de replonger dans une histoire que l'on a aimé écrire, d'avoir quelques fous rires en relisant ses âneries, de redécouvrir ses personnages. Pour l'instant, je n'ai pas été déçue par ma technique mais tout dépend des caractères, des conditions de travail, de la personnalité...

En parlant de conditions de travail

Holly Bruce - desire to inspire - desiretoinspire.net

Certains ne supportent pas de travailler au milieu des enfants qui font la sieste et qui sont susceptibles de se réveiller n'importe quand alors que d'autres ont besoin d'agitation pour bosser. Encore une fois, tout est question de caractère, d'habitude. S'aménager un emploi du temps pour corriger ne signifie pas se couper du monde et abandonner la petite famille. L'idée est de respecter son planning avec rigueur et de ne surtout pas procrastiner (il n'y a rien de pire pour tuer la motivation). En faire plus un jour et moins le lendemain ? C'est vous qui voyez. Personnellement, je reste sur la même base tous les jours pour garder le rythme. Se mettre en avance c'est bien, mais rien ne garantit que ça n'achèvera pas notre motivation le lendemain. La régularité m'évite ce genre de souci et m'a permis d'évaluer mes limites (même si on aime corriger, au bout d'un moment, stop).

Malgré tout, se ménager
Une pause occasionnelle n'a jamais tué personne (du moins, je ne crois pas), alors quand vous sentez la fatigue/lassitude/autre monter, un café, un thé, du chocolat et on y retourne ! Rien ne vous empêche de boire et de grignoter pendant que vous travaillez, même si le grignotage peut-être considéré comme une distraction. Mais tant que vous ne perdez pas vos objectifs de vue, vous devriez y arriver. Rappelez-vous que Rome n'a pas été bâtie en un jour (en revanche, il n'a pas fallu plus d'une semaine pour la ravager presque entièrement ; déduisez-en qu'un rien peut réduire à néant des mois de boulot et des tas d'ambitions). Allez-y étape par étape, fixez-vous des paliers avec pourquoi pas une récompense à clef. Essayez de ne pas vous arrêter en plein milieu d'un chapitre, ça vous aidera peut-être. Comme disait toujours mon prof de philo, ne confondez pas vitesse et précipitation.

vendredi 11 juillet 2014

Des nouvelles du front

Ça bosse dur en ce moment ! J'ai reçu les corrections éditoriales des Histoires fantomatiques en plus de celles supplémentaires pour Noces d'éternité. De ce côté, il n'y a donc aucun risque que je m'ennuie. Et en attendant, le camp NaNoWriMo continue ! Bientôt les 15000 mots sur les 30000 que je me suis fixés.

*Rune - épisodes 3 & 4*
J'ai dépassé la moitié de l'épisode 3 (et de la saison 1 par la même occasion) de quelques mots. Pour l'instant, tout se déroule selon mes plans (brouillons, les plans), même si je ne pense pas boucler le quatrième épisode pour le 31 juillet. La bonne humeur est néanmoins au rendez-vous parce que j'ai bien vadrouillé depuis le début du mois, et qui dit vadrouille dit absence d'écriture.

*Sluagh et autres cauchemars sur Terre*
J'ai presque terminé la quatrième nouvelle sur les quatorze prévues : La conteuse de mauvais rêves. Ça se passe encore dans une maison (j'adore décrire les maisons, branlantes ou pas) mais il n'y a pas de fantôme ni d'esprit "tout simple". J'ai choisi d'explorer autre chose d'un peu plus compliqué que ce qu'annonce le début de l'histoire.
Emily ferma les yeux puis sombra peu à peu dans un sommeil agité. Des pas feutrés avançaient derrière elle, lents et tout proches. Chaque enjambée semblait correspondre à celle d'un géant tant Emily ne vit rien venir. Une minute plus tôt, le silence régnait en seul maître. La jeune femme ne redoutait aucun démon tapi dans l'obscurité, aucune main susceptible de la frôler. À présent, toutes les craintes possibles s'imposaient à elle comme autant de cauchemars infinis. Emily voulut faire volte-face, ne fut-ce que pour espérer identifier cet endroit sombre. Elle n'y voyait presque rien et, quand elle réalisa qu'il s'agissait d'une chambre, elle se mit en quête de l'interrupteur. La paume sur la tapisserie rêche, elle tâtonna pendant une petite éternité. Enfin, ses doigts rencontrèrent ce qui ressemblait au boîtier qu'elle cherchait. Elle tourna le bouton. Rien. Évidemment. C'eut été trop aisé alors que, désormais, les bruits de pas résonnaient de partout à la fois. Comme s'ils tentaient d'encercler la pauvre Emily. Malgré la crainte qui lui nouait l'estomac, elle parvint à se raisonner. Un son, quel qu'il soit, ne pouvait pas l'encercler. Pas dans le sens où elle le croyait encore quelques secondes auparavant. Elle se tourna enfin pour affronter la source de ses frayeurs. Il n'y avait que la pénombre. Cette fichue pénombre ! Et quelque chose semblait y bouger. Emily se figea. Des froissements de tissu lui parvinrent. Alors la coquille qu'elle s'efforçait de maintenir vola en éclats. Elle se précipita à la porte verrouillée - elle le restait mauvais rêve après mauvais rêve, tambourina. Ses poings menacèrent de céder sous la violence des coups. Elle frappa jusqu'à la douleur, jusqu'à la peau qui craquelle à cause des écorchures. Elle hurla à s'en briser la voix ; il y eut comme une déchirure dans sa gorge. S'ensuivit un gargouillis qui lui donna un haut-le-cœur. Puis un murmure. Un seul. La preuve que quelqu'un se cachait bien dans la chambre. Un souffle froid caressa l'oreille d'Emily. Son sang se glaça. Elle tenta un cri. Toujours ce gargouillis immonde qui remontait maintenant dans sa bouche...
*Projet "Artilus Py"*
Vous vous souvenez, j'en avais parlé sur Twitter et dans un article sur mon besoin d'écrire dans l'urgence ? Bon, bah depuis, j'ai trouvé un nom de code à ce chantier : "Artilus Py" (je vous expliquerai en temps voulu). Je n'ai pas moins d'une dizaine de scénettes écrites pour environ 7000 mots. Parfaitement, ça fait un peu plus de la moitié de mon camp NaNo ! L'ensemble se déroulera sur trois ou quatre saisons de cinq épisodes chacune (sur le modèle de Rune), et j'ai les résumés courts des deux premières. L'enchaînement est naturel, les portraits se précisent, les caractères s'affirment. Ça devrait être prêt à l'écriture pour le NaNoWriMo.

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Crédit photo © Aude Réco

jeudi 3 juillet 2014

Bilan du 2ème trimestre

À l'image du 1er trimestre, le 2ème s'avère tout aussi positif. Avec de belles surprises en plus !

*Écriture*
48782 mots avec une stabilité semblable à janvier-février-mars, malgré une petite baisse de régime en mai. J'ai presque bouclé Globule (et un sacré pincement au cœur m'attend car il s'agit d'une mini-série), écrit les deux premiers épisodes de Rune (#RuneSerie sur Twitter) et bien attaqué un recueil de nouvelles fantastiques.

*Correction*
J'ai terminé la V4 de Noces d'éternité avant soumission et commencé la relecture du T1 de Dégénérescence (pauvre de moi, Benedict va encore hanter mes nuits avec ses théories sur l'eugénisme et sa gueule d'ange !).

*Illustrations*
Mon book devrait être fini pour cet automne. Après quoi, j'irai à la pêche aux contrats. En attendant, je réalise toujours des illus pour des cartes postales, des motifs à imprimer sur papier ou sur tissu (et qui devraient être bientôt disponibles en boutique). Mais pour l'instant, c'est le calme plat, même si j'ai quelques idées qui me trottent pour un projet perso (mais là, je manque de temps).

*Édition*
Et c'est là que ça devient formidable ! Daddy est sorti le 18 avril, s'est retrouvé à la troisième place du classement des livres gratuits du mois chez L'ivre-Book, mon éditeur.
Noces d'éternité a été accepté par l'éditeur qui me tentait le plus, moins de quinze jours après son envoi. On a bien attaqué les corrections éditoriales. Date de prépublication numérique à venir.

*Prête-plume*
Rien de neuf, je poursuis mon bonhomme de chemin. J'essaie de mettre certaines choses en place pour la rentrée, voire pour 2015.

*Lecture*
14 livres/manuscrits/BD lus, ma PAL diminue enfin ! Je ne chronique pas toujours régulièrement et j'en suis la première désolée ; le temps me manque souvent. En avril j'ai remporté le Roman de Renart chez Gründ et en mai Enquêtes sur la France mystérieuse aux éditions de l'Opportun, grâce à Masse Critique de Babelio. Mes chroniques sont disponibles depuis ma liste de lectures. J'ai également eu la chance de parler du Démon du vitrail d'Helen Grant (qui s'exprime très bien en français) via Twitter, comme j'avais pu le faire l'année dernière avec le Cœur d'une autre de Tatiana de Rosnay. J'étais ravie de constater qu'Helen Grant avait lu ma chronique. Elle s'est même excusée pour les coquilles laissées par les correcteur et traducteur. J'ai apprécié le geste, même si elle n'y est pour rien.

jeudi 29 mai 2014

Une semaine sous le signe de la bonne humeur

Cette année est décidément la meilleure depuis longtemps. Outre le second livre depuis mars que je vais recevoir grâce à l'opération Masse Critique de Babelio, il commence à se passer de bonnes choses côté édition. Il y a quelques semaines, j'ai signé un contrat pour une novella gothique chez un éditeur dont j'apprécie particulièrement le travail. On a même commencé les corrections éditoriales.
Je me souviens avoir écrit ce texte en quatre jours, juste avant mon déménagement en septembre, et pile poil pour un AT. Recevoir une réponse positive, je ne m'y attendais vraiment pas. Et j'ai sauté de joie avant même d'ouvrir le mail (ça commençait par "Nous avons le plaisir de"). J'ai lu, relu, re-...-relu et re-...-corrigé cette novella sans bêta-lectures à l'appui, à peine quelques remarques. C'est pour moi une preuve que je m'améliore dans l'art délicat de la correction. Et même mieux, j' y prends de plus en plus de plaisir ! Et j'espère que c'est avec autant de plaisir que vous la découvrirez en temps voulu.