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lundi 11 décembre 2017

#Nouvelles : Edgar Allan Poe, les livres ne sont pas inoffensifs

Quitte à causer format court, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de lancer mes focus d'écrivains célèbres, dont je parle depuis si longtemps à la maison. On ne présente plus Edgar Allan Poe, auteur possédé des mots, mais... laissez-moi vous le présenter quand même.
Écrivain Américain, il est avant tout défendu par ses semblables Français, tels Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé, qui l'ont d'ailleurs traduit. Son influence dans la littérature internationale demeure, encore aujourd'hui, considérable. Détails de quarante ans de vie tourmentée...


samedi 20 février 2016

Les mois spéciaux, toute l'année sur le blog

Je rappelle, à toutes fins utiles, que blogounet a vu apparaître en janvier les mois spéciaux. Qu'est-ce que c'est ? Des mois (ou des quinzaines, dans certains cas) dédiés à des sujets précis. Je vous poste un petit récapitulatif de ce qui a été abordé et de ce qui le sera (même si je n'ai pas encore le détail au mois).


vendredi 30 octobre 2015

NaNoWriMo 2015 : c'est reparti pour un tour !

Comme le titre de cet article l'indique, c'est le NaNoWriMo ! Pour suivre mes avancées, mes trucs et mes machins, c'est ici.

Merci à Laure Isabelle, qui assure toujours, pour l'image
(même si je suis team café).

vendredi 24 avril 2015

[04.2015] Des nouvelles du front

Le Camp NaNoWriMo touche doucement à sa fin et il me reste environ 8000 mots à aligner sur mon objectif de 35000. Ce fut un bon mois, loin de ce que j'ai déjà pu faire par le passé (du genre 104000 mots), mais le résultat est meilleur. Il y a donc du pour et du contre.


Ocre rouge continue son bout de chemin avec toujours son petit groupe de grenouilles sur CoCyclics. J'amorce doucement les derniers éléments essentiels au grand final et pour une fois, je m'aperçois avoir bien goupillé l'ensemble. Les ajouts (plusieurs chapitres) ne me compliquent absolument pas la tâche et ce qui devait être un projet au rythme de croisière se transforme en véritable tempête de sable (au moins c'est synchro avec le récit, me direz-vous). J'espère seulement ne pas aller trop vite et ne pas saboter sans m'en apercevoir ce que j'ai mis tellement de temps à imaginer. Si rien ne se goupille comme prévu, je sens poindre la catastrophe à la fois narrative et un peu personnelle. Parce que ça voudrait dire qu'il faut que je retourne en arrière le plus vite possible avant d'oublier les détails et qu'une fois le roman bouclé, je voudrais simplement le laisser reposer dans son jus. Bien sûr, je ne verrai ça qu'une fois l'ensemble terminé (si ce n'était pas chiant, ce ne serait pas drôle, n'est-ce pas ?).

Comme il me reste à peu près 15000 mots à poser sur Ocre rouge, j'ai décidé de reprendre en parallèle les corrections de Sluagh et autres cauchemars sur terre, mon recueil de nouvelles fantastiques écrit l'année dernière. Une histoire de golem me donne du fil à retordre, mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Quand je l'aurai peaufinée et relue, j'en serai au tiers des corrections et je pourrai doucement me demander ce que je vais faire de ce manuscrit.
J'en parlais sur Twitter fin d'année dernière avec quelques auteurs, et je pensais à l'auto-édition. Pas juste parce que j'ai envie de tester. J'ai de bonnes raisons à ça que je n'exposerai pas ici (ou peut-être un autre jour dans un article dédié, quand j'aurai franchi le pas ou que je m'apprêterai à le faire). En attendant de prendre une décision, les textes doivent être impeccables. Alors j'y retourne.

Quant aux dernières bêta-lectures de Faiseur de rêve, elles ne devraient plus tarder à me revenir. Une ultime relecture et hop ! direction les tuyaux éditoriaux. J'ai une grosse appréhension pour ce manuscrit ; j'espère que quelqu'un sera assez motivé pour accepter ce qui, somme toute, est une sorte de vision du monde. J'ai essayé de créer quelque chose d'original. J'ai pioché plusieurs idées qui - et je le pensais sincèrement - n'avaient trop rien à voir ensemble, mais en fait si. J'ai tout rapproché, coordonné les évènements, raccordé les trois éléments principaux : un tueur en série caché sous un masque de porcelaine, des ombres envahissantes et une ville isolée du reste du monde. Le tout avec quelques clins d'œil, dont un à Jules Verne (comment faire autrement ?). Mes bêta-lecteurs, eux, ont beaucoup aimé. Ils ont aussi beaucoup travaillé sur ce projet avec moi, m'ont fourni des pistes intéressantes et détecté erreurs et incohérences avec minutie. Je ne les en remercierai jamais assez. Je pense donc le bébé prêt et il devrait partir chez les éditeurs dans un petit mois.

mercredi 22 octobre 2014

[Histoires fantomatiques] Mes premières amours

On m'a souvent dit "À quoi ça te sert d'écrire des nouvelles puisque ça se vend mal ?". Alors premièrement, il paraît que ça se vend mal, à peu près comme tout en fonction du point de vue ; il y a toujours une exception à la règle ou presque. Deuxièmement, je les écris avant tout pour moi, pour ma plume, pour la faire travailler. Au départ, c'est dans cette optique que j'écrivais Histoires fantomatiques. Puis il y a eu des circonstances faisant que...


Mes premières vraies histoires (entendre par-là les textes non écrits entre 7 et 10 ans) ont été des nouvelles fantastiques. En écrivant Histoires fantomatiques, je voulais retrouver mes premières amours. Ça faisait quelques années que je n'avais plus inventé de récit court. J'étais à fond dans mes romans et mes séries. Je n'ai pas insisté pour les nouvelles et c'est revenu tout seul. Ce format est idéal à plein de niveaux mais j'y reviendrai dans un article beaucoup plus complet.
En plus d'avoir été un exercice formidable, le recueil (que je destinais donc à finir dans un tiroir) est paru. Cinq textes centrés autour de la terreur et que l'on pourrait résumer à cette citation de Sophocle : "Tout est bruit pour qui a peur." En effet, on a tendance à entendre des choses qui n'existent pas sous le coup de la peur. Cette phrase résume parfaitement l'atmosphère du bouquin. Et c'est ce que j'aime écrire par-dessus tout.

vendredi 26 septembre 2014

L'essayer c'est l'adopter



On y est les enfants, Histoires fantomatiques débarque sur vos liseuses pour la modique somme de 1,99€. Tremblez et découvrez les secrets, les mensonges, les peurs les plus intimes de cinq personnes banales à pleurer.

Ils sont hantés par des bruits de pas dans un bureau inoccupé ou par une empreinte de paume sur une vitre embuée. Ils sont terrorisés face à une maison de sable dans un village autrefois paisible, par une clause de vingt-quatre heures rédigée dans un testament.
Hantés, chacun à leur manière.
Le monde des esprits s’offre une excursion dans celui des vivants. Qui sait si les bouts d’ectoplasmes égarés entre ces pages ne vous hanteront pas, vous aussi ?
Vous avez apprécié Aude Réco dans la nouvelle Daddy parue chez L’ivre-Book, vous allez être possédés par son recueil Histoires fantomatiques.

Histoire de bien faire les choses comme il faut, n'hésitez pas à vous le procurer directement chez mon éditeur. On a eu un mal de chien à le sortir ce livre ; tout ou presque s'est ligué contre nous : les fichiers, le téléphone, les coquilles, la migraine interminable, le résumé (d'où la petite planche ci-dessus)... M'enfin, il est là alors faites-vous plaisir. Et si vous publiez quelque chose sur le sujet, vous pouvez utiliser le hashtag #HistoiresFantomatiques, ce serait cool. Merci !

jeudi 18 septembre 2014

Toutes les bonnes choses ont une fin

Image trouvée sur CenterBlog.

Pour certaines, ça me désole. Dans moins de quatre nouvelles, j'écrirai le mot FIN de Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Après environ quatre mois d'écriture, c'est bien normal me direz-vous. Oui... mais non. Ça m'a fait un bien fou de replonger dans mes livres de mythes pour le bien de ce recueil. Ça m'a fait un bien fou de changer d'horizon niveau nouvelles et de troquer mes fantômes chéris contre monstres dans le placard, démons et consorts. Et qu'est-ce que j'ai envie de remettre ça ! Mais le planning surchargé refuse. La fatigue qui m'assomme depuis plusieurs jours, encore plus. Malgré mes avancées, j'ai l'impression de ne faire que dormir depuis une semaine. Je n'avais plus écrit de nouvelles à ce rythme depuis de nombreuses années (depuis mes débuts en fait) ; il y a sans doute un rapport (d'autant que je bosse sur la fin de la saison 1 de Rune en parallèle). Quoi qu'il en soit, je ne regrette pas de m'être imposé cette cadence. Le recueil n'est pas trop mal fichu et les corrections basées sur les retours des bêta-lecteurs ne génèrent pas une quantité de travail industriel. Pour l'instant, les idées sont bonnes, le rythme des textes bien maîtrisé avec de chouettes ambiances. Ça pourrait être pire, et je travaille pour que ce soit encore mieux. Je pense obtenir un manuscrit vraiment sympa quand tout sera fini, diversifié mais avec une thématique : ce que j'appelle les cauchemars sur Terre (tout ce qui existe peut-être alors que l'on n'y croit pas forcément).
J'écrirai un bilan sur l'écriture de Sluagh... dès que je l'aurai terminé. Promis ! J'y regrouperai aussi les extraits et ajouterai le tableau Pinterest.

dimanche 14 septembre 2014

Work in progress

Il n'y a pas à dire, ça progresse ! Je suis synchro avec chacun de mes projets, à fond dedans depuis plusieurs semaines. Mieux, je n'ai pas été si satisfaite d'un premier jet depuis longtemps.

* Rune - épisode 4 *
Ahlala, la fin de la saison 1 arrive à grands pas, et je dois dire que je redoute un peu cet instant. Mes personnages vont me manquer, les échanges sur CoCy aussi. C'est toujours un plaisir de parler texte en cours avec d'autres membres de forums (surtout quand il y a des tournées de rhum et de chocolat (là je m'égare)). Je ne reprendrai pas cette série avant d'avoir écrit la saison 2 de Sur les dents (à 60000 mots la saison, autant dire que ce ne sera pas pour tout de suite). Beaucoup de choses se mettent en place pour la suite des réjouissances mais... il n'y aura pas de super lutte de pouvoir de-la-mort-qui-tue-tout (j'en reparlerai, ainsi que de mes fins de saison de manière globale).

* Sluagh et autres cauchemars sur Terre *
Un peu plus d'une belle moitié d'écrite (soient huit nouvelles sur quatorze). Une quinzième s'était invitée mais elle a muté en roman. Ouais. Muté. Comme je le disais sur Twitter, après les Crieurs, les fantômes et les golems, place au troupeau de Sluaghs qui donne son titre au recueil. Un vrai zoo de l'horreur.
J'ai bien avancé dernièrement : deux textes à finir, un écrit en une matinée. Sluagh... prend parfois une tournure inattendue parce que je ne sais pas comment chaque nouvelle va finir dès le départ. Entre celles qui changent de fin comme on change de chemise et les autres pour lesquelles ça reste le flou total, difficile de tirer des plans sur la comète.

* Projet "Artilus Py" *
Dans un mois et demi c'est le NaNoWriMo. Mon mois préféré de l'année. J'ai le plan général de mon projet, qui m'occupera tout novembre-décembre-janvier et peut-être même février. Un mélange de SF et de romance avec quelques moments assez difficiles. Ceux qui en connaissent déjà le titre imaginent très bien pourquoi. Ce n'est peut-être pas une bonne idée d'écrire sur le suicide juste avant Noël (j'adore cette période, monter le sapin en chantant We wish you a Merry Christmas...). Soit. Ce sera pour moi l'occasion d'apprendre à ériger une barrière entre écrits et vie réelle. Et aussi à éviter d'inviter mes persos dans mes rêves (des fois je me réveille en vrac parce qu'Aiden (mon personnage principal) se rappelle des choses horribles qu'il a vécues ; bref, y a d'la joie). De là à dire que j'y arriverai, par contre...

* Faiseur de rêve *
Le retour ! Grâce à mes bêta-lectrices de choc (Sophie, Léa, Pauline, si vous passez dans le coin...), j'ai pu rédiger une synthèse d'une page sur les "reproches" faits au manuscrit. Au final, ça cause surtout descriptions et structure. Mes personnages, physiquement, ne ressemblent à rien (genre, imaginez des courants d'air et débrouillez-vous avec ça). Ma Vieille ville manque de décors. En gros, me voilà à retaper les fondations et à soigner l'apparence. Rien d'insurmontable ni de titanesque, heureusement. Pour être honnête, je suis contente de retrouver mes protagonistes. Énième relecture et l'émotion me submerge toujours autant.

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Crédit photos © Aude Réco et Wikipédia

jeudi 28 août 2014

On prend les mêmes et on recommence

Depuis mon retour de vacances, j'ai repris Rune ainsi que Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Les deux avancent plutôt pas mal, en tout cas aussi bien que ce que j'espérais. Je suis néanmoins retardée par diverses choses à faire/à mettre en place pour Papier-breloques (partenariats, promo, autres, mais ceci est une autre histoire). Idem du côté du book.

* Rune - épisodes 4 & 5 *
Les 50000 mots de la saison 1 ont été franchis hier, sur les 75000 prévus. La moitié de l'épisode 4 n'est déjà plus qu'un souvenir, et il faut penser à la suite (et par suite, j'entends saison 2). L'intrigue globale de cette saison 2 prend forme dès l'épisode 4, je peux donc réadapter mon syno de travail au fur et à mesure. Elle sera plus sombre. Certains personnages de la saison 1 seront morts d'ici là, même si quelques uns devraient revenir sous une forme ou sous une autre. Dans l'épisode 4, la tension monte encore d'un cran, de nouveaux duos se forment, mais on approche du but : les îles d'Elval. Le season finale se met doucement en place, j'ai déjà écrit l'ultime scène.

* Sluagh et autres cauchemars sur Terre *
Six nouvelles écrites sur quatorze, presque sept, une corrigée et une dernière en cours de correction sur CoCyclics. Ça prend vraiment forme. Pour l'instant, je peux dire qu'il y a des ambiances intéressantes et de bonnes idées (dixit les grenouilles), même s'il reste du travail. En remontant bien mes manches comme il faut, je devrais venir à bout de la première mouture fin septembre (juste à temps pour écrire un texte qui me taraude depuis des mois et dont j'ai le syno depuis quelques semaines, pile poil avant le NaNo). J'ai maintenant toutes les idées, les ébauches d'histoires, les décors.

Dans l'ensemble, il n'y a vraiment plus qu'à, malgré d'autres projets qui me prendront tout 2015 et qui accaparent mon esprit depuis un bout de temps. D'où l'intérêt de boucler 2014 dans les délais : Rune saison 1, Sluagh..., un roman pour le NaNoWriMo et un autre texte.

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Crédit photo © Photos Libres

vendredi 18 juillet 2014

Camp NaNo, acte II !



Je poursuis mon chemin de NaNo rebelle, toujours avec les trois mêmes chantiers : la saison 1 de Rune, mon recueil Sluagh et autres cauchemars sur Terre et le projet "Artilus Py".
C'est donc définitif, je n'écrirai que l'épisode 3/5 de Rune ce mois-ci (j'ai atteint les deux-tiers il y a une heure à peine). Le bilan restera néanmoins positif vu que j'ai bien planché sur les deux autres manuscrits. Là-maintenant-tout-de-suite-immédiatement, j'en suis à 22369 mots sur les 30000 prévus ; je ne m'inquiète pas trop quant au bouclage, à moins d'avoir une sacrée baisse de régime (avec la chaleur, ce s'rait pas impossible). J'arrive dans une phase de Rune où le syno ne me sert plus trop à rien parce que tout ou presque prend son indépendance. Alors je suis le troupeau (et quand je parle de troupeau, j'exagère à peine). En tout cas, ça ne me contraint pas à ralentir, et l'ensemble conserve sa cohérence. Je trouve même que certaines scènes développent une force à laquelle je ne m'attendais pas. Idem pour certains duos, sans parler de couples. Vous l'aurez donc compris, cet épisode 3 me satisfait beaucoup. Quelques personnages prennent de l'épaisseur en vue de devenir principaux dans la saison 2. Et je prépare tout doucement mon season final. Dire que je tablais sur quatre épisodes de 15000 mots chacun au début ! Je n'en aurais jamais eu assez.
Pour revenir à Sluagh et autres cauchemars sur Terre, j'ai avancé moins vite que prévu cette semaine (mais j'ai quand même bouclé un texte lundi). Ces deux derniers jours, c'étaient recherches sur les années folles à Paris (quartier du Montparnasse, Charleston et exubérance) pour ma nouvelle Jazzband. C'est une période que je ne connais que de très loin (moins maintenant). Je ne regrette pas de l'avoir choisie. J'ai trouvé des documentaires super représentatifs de l'époque, et l'ambiance était juste... WAOUH ! Ça m'a d'ailleurs donné des idées pour une prochaine histoire (j'ai même une playlist), mais ce sera pour une prochaine fois.

samedi 5 juillet 2014

Camp NaNoWriMo, première !



Tout comme en avril, je n'avais pas prévu d'y participer. Et puis il y a eu du changement de programme par rapport à Rune, donc me voilà. J'ai créé une cabine, on est quatre et, pour le moment, chacun avance à son rythme. L'ambiance est sympa.

Cette année, je fais ma NaNo rebelle : j'ai les épisodes 3 et 4 de Rune à écrire, mais je compte poursuivre mon recueil de nouvelles fantastiques entre deux. Il y a aussi un gros projet qui m'est tombé dessus à J-1 de l'ouverture du camp, alors j'en comptabilise les scènes écrites ce mois-ci.

Je vous parlerai de Rune un autre jour. Ceux qui me suivent sur Twitter ou qui participent à mon fil sur CoCyclics en savent un peu plus que les autres : websérie de fantasy développée autour d'une jeune femme sans identité que l'on surnomme Rune à cause des runes trouvées sur elle quand elle était bébé.

Pour ces quatre premiers jours, nous voilà à 7185 mots sur un objectif de 30000. C'est plutôt pas mal, d'autant qu'il n'y a que Rune à bénéficier d'un syno. J'espère boucler l'épisode 3 à la mi-juillet pour enchaîner sur le suivant. Côté nouvelles, ça a été le calme plat cette semaine, mais je me rattraperai dès lundi.

mardi 15 avril 2014

Parce qu'il fallait bien "Daddy" pour me remettre au fantastique

Je vous en ai parlé la semaine dernière : Daddy est ma première nouvelle fantastique que j'ai pensé autrement. Avant, j'avais un modèle. Plus maintenant. Et j'avais envie de créer un personnage vraiment impliqué par des apparitions, pas de me contenter de quelqu'un qui enquête, qui cherche à comprendre, mais finalement d'extérieur. C'est difficile à expliquer ; je crois qu'il faut lire le texte pour comprendre tout à fait.
Dans Daddy, Magdalen vit les phénomènes de l'intérieur plutôt que de juste vivre avec. Elle a eu une enfance chaotique avec son père qui la battait. Et c'est ce père - on suppose - qui revient la hanter. Magdalen est donc confrontée à son propre passé, à ses propres peurs, ce qui, à mon sens, est plus terrifiant que d'affronter un fantôme avec lequel on ne partage pas plus qu'une maison.
J'ai adoré écrire Daddy. Il casse les dogmes que je m'imposais. Je n'avais ni plan ni idée de la fin ; j'ai improvisé tout du long. Et à la première relecture, j'ai reçu une jolie claque. Daddy était meilleure que mes précédentes nouvelles, pourtant pensées, réfléchies avant de les écrire. L'impro a parfois du bon. Là, je suis partie d'un prénom et d'une situation : des bruits de pas juste au-dessus de notre appartement.
Magdalen est le genre de personnage féminin que j'aime décrire. Elle n'est pas plus forte qu'une autre, je ne parle ni de sa beauté ni de son intelligence. Mais elle a des yeux qui voient le monde différemment. Je ne l'accable pas de mille maux - un seul suffisait - pour la rendre plus intéressante ou plus profonde. Et je ne m'attarde pas sur ses ressentis d'enfant, mais d'adulte. Car c'est la période qui m'intéresse : son rapport au passé qui, inévitablement, a forgé l'adulte qu'elle est devenue. Magdalen a une personnalité complexe, et je pourrais écrire un roman entier sur elle et sur son histoire, mais ça briserait le lien qui m'unit à elle et l'intérêt de la nouvelle aussi.